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Malgré des critiques, le gouvernenment continue de promouvoir les copeaux de bois.

/ Europe

Face au problème du réchauffement climatique, il y a peu de temps encore, le monde ne jurait que par les copeaux de bois comme alternative à l’énergie fossile. Mais ces copeaux sont-ils toujours la solution miracle ?

Dernièrement, plusieurs études scientifiques affirmant que la combustion du bois raméal fragmenté (BRF) émet quand même du CO2 ont été publiées. La Finlande, riche de ses forêts primaires et secondaires, s’est mise à vaciller dans ses certitudes : faut-il continuer à subventionner l’exploitation des copeaux de bois ?

Devant la menace, plusieurs organismes nationaux de protection de la nature et d’exploitation forestière prennent la défense du bois ramifié. Selon eux, de nombreux arguments continuent à plaider en sa faveur.

Tout d’abord, le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît. On ne peut pas se passer d’énergie, donc l’important est comment on la produit. Incontestablement, une production d’énergie locale et renouvelable est préférable à l’importation de combustibles fossiles bientôt épuisés. D’autre part, même si le bilan carbone du bois n’est pas nul, il ne sera jamais aussi élevé que celui du charbon par exemple.

Il faut également savoir que le lieu de récolte des copeaux modifie radicalement les données du problème. En effet, il ne faut pas toucher aux forêts anciennes, car elles retiennent les émissions de CO2 dans le sol ou l’emmagasinent dans les arbres. Or, plus les arbres sont vieux, plus ils en contiennent. Par conséquent, il faudra attendre 100 ans pour que l’énergie produite par un arbre centenaire soit séquestrée dans un arbre. En revanche, on peut très bien exploiter les forêts jeunes, car le cycle de production d’énergie y est beaucoup plus court. Bien entendu, quel que soit le mode de production de l’énergie ou sa source, il faudra toujours veiller à ne pas la gaspiller.

En l’état actuel des connaissances scientifiques sur la question, l’État finlandais continue à miser sur le BRF en le subventionnant très  généreusement. Il envisage de tripler la production d’ici 2020, mais reconnaît qu’il sera nécessaire d’approfondir les recherches pour parvenir à une meilleure appréciation de la question.

www. yle.fi

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