Réflexion sur la mise en place d'une écotaxe
/ Asie
Le ministère de la protection de l’environnement, l’Office national de statistiques et le ministère de l’agriculture chinois planchent sur un recensement des sources de pollution. Après 2 ans de travail et la mobilisation de 570.000 personnes, un rapport a été publié et révèle au public chinois l’ampleur du problème de la dégradation de l’environnement.

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Ce rapport met notamment en avant le rôle des gaz d’échappement, responsables de 30% du total des émissions d’oxydes d’azote, ce qui en fait la principale source de pollution urbaine.
L’élevage se classe en tête des professions agricoles les plus polluantes, il représente à lui seul 96% de la demande chimique en oxygène, 38% des émissions totales de nitrates et 56% des émissions totales de phosphates.
Dans ce contexte, l’administration chinoise a décidé, sans en révéler cependant les modalités, qu’une « écotaxe » serait mise en place dans un proche avenir, indiquant que les réflexions préliminaires sont déjà achevées.
Monsieur Wang Lijun, ministre délégué à la protection de l’environnement, relativise cependant ces chiffres en rappelant que la Chine atteindra un pic de pollution à un stade de développement plus précoce que les pays développés. En effet, si les pays occidentaux ont vu leurs émissions polluantes commencer à décroître lorsque le PNB par habitant a atteint 8 000 dollars, la Chine devrait elle connaître une baisse similaire à un seuil de 3 000 dollars par habitant.





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