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Plus de budget pour l'environnement en 2010

/ Amérique du nord

La question environnementale est en passe d’être reléguée au rang de préoccupation secondaire par le Canada. Le 4 mars dernier, le gouvernement Harper a déposé un budget d’austérité drastique concernant les dépenses en environnement et en énergies vertes alors que la veille, lors du discours du Trône, l’État canadien s’engageait à figurer dans le peloton de tête des pays créateurs d’emplois verts.

La  maigre somme de 25 millions allouée aux énergies renouvelables dans le secteur forestier pour les quatre prochaines années démontre que l’essor des technologies d’efficacité énergétique n’est pas une priorité gouvernementale. Le parti conservateur devrait pourtant investir dix fois plus d’argent dans les énergies renouvelables durant les dix prochaines années, s’il souhaite remplir sa promesse de générer 90% de l’électricité canadienne à partir de sources non émettrices de gaz à effet de serre d’ici 2020. Malgré des études attestant que miser sur les technologies vertes permettrait au Canada de créer une croissance durable, Stephen Harper semble croire le contraire. C’est peut-être la raison pour laquelle le Canada est classé 14ème sur 17 pays en matière d’innovation selon un récent rapport du Conference Board du Canada.

Par ailleurs, les programmes d’éco-énergie visant à aider les propriétaires canadiens de maisons, de commerces et d’industries à investir dans des solutions à énergies renouvelables seront supprimés au terme de la prochaine année fiscale. L’espoir des pays en développement d’être épaulés par le Canada pour faire face aux menaces liées au changement climatique s’est aussi réduit comme une peau de chagrin. Les 300 millions de dollars qui leur avaient été promis par l’administration Harper lors du sommet de Copenhagues ne figurent pas dans le budget 2010. Le gouvernement se targue ainsi de son plan de relance 2009 qui prévenait les canadiens des souffrances de la crise économique mondiale sans léguer un héritage trop lourd aux générations futures. Le plan de réduction budgétaire de 2010 et le refus du premier ministre de prendre des mesures pour prévenir les effets irréversibles du changement climatique assurent aux générations futures des lendemains financiers et écologiques préoccupants.

re.pembina.org

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