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Sur le point de produire du biodiésel avec des algues

/ Amérique du sud

Les nouvelles variétés de microalgues marines développées dans la ville de Mar del Plata offrent d’excellents rendements et permettent également de tirer profit de divers rejets urbains et industriels.

Des chercheurs de l’Université Technologique Nationale (UTN) travaillent à l’élaboration de biodiésel avec de l’huile produite à partir d’algues cultivées dans le port de la ville. Les rendements annoncés sont de 30 à 100 fois supérieurs à ceux du soja. De plus, le procédé ne requiert pas d’eau potable et ne concurrence pas les productions alimentaires.

L’équipe interdisciplinaire spécialisée entre autres en aquaculture, en algologie et en biotechnologie, a obtenu des résultats très prometteurs. Leur procédé présente l’avantage majeur de n’utiliser que de l’eau de mer et de ne pas faire appel à l’eau douce, dont on sait qu’elle sera bientôt un facteur plus limitant encore que le pétrole.

Les micro-algues doivent leurs performances au fait qu’elles peuvent être produites en continu toute l’année, ce qui leur permet d’atteindre l’incroyable rendement à l’hectare de 8000 litres par an.

Le projet a commencé par l’adaptation aux conditions locales d’une microalgue très productive au contenu élevé en huile, jusqu’à obtenir des densités cellulaires (des concentrations en algues de l’eau) compatibles avec une production industrielle, quelle que soit la saison.

D’excellents résultats ont été obtenus durant l’étape de séparation des cellules de l’eau de culture, grâce aux techniques de centrifugation et de floculation (l’agrégation en “flocons”).

L’huile produite avec cette algue s’est avérée être parfaitement compatible avec la production de biodiésel. D’autres espèces d’algues seront néanmoins testées prochainement afin d’optimiser encore le rendement.

Pour l’instant, les expériences ont lieu dans des cuves de 100 à 2000 litres, mais la construction de plusieurs bassins de type “couloir” qui commencera cette année permettra de porter à un hectare la surface de production d’ici cinq ans.

Ce projet s’inscrit résolument dans une stratégie de développement durable. En effet, l’énergie consommée sera limitée à 20% de l’énergie produite, et les rejets locaux sont mis à profit : l’eau de mer utilisée provient du circuit de refroidissement de la centrale thermique locale, qui offre également une source de dioxyde de carbone, et les boues d’épuration du traitement des eaux usées fournissent la matière organique nécessaire à la culture des algues.

Cultivées dans des conditions optimales, les microalgues voient leur biomasse doubler toutes les 24 heures et nécessitent beaucoup moins d’engrais que les cultures traditionnelles, grâce à leur capacité d’absorption de la lumière et du CO2 très supérieure à celle des plantes terrestres. Leur excellent rendement s’explique aussi par le fait que l’huile représente jusqu’à 60% de la masse sèche chez certaines espèces d’algues.

Cette nouvelle source de biodiésel permettra peut être à l’Argentine de diversifier sa production, qui pour l’instant provient exclusivement de la culture du soja.

iprofesional.com

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