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Le kilomètre alimentaire

/ Amérique du nord

D’où viennent les aliments que nous consommons? Quoi, de si loin? L’idée même que les produits aient beaucoup voyagé avant d’atterrir dans nos assiettes est devenue, aux États-Unis, une préoccupation majeure. À l’heure du développement durable et de la chasse aux GES, l’agriculture locale est encouragée. Tous les yeux se tournent vers le “kilomètre alimentaire”, devenu l’indicateur de durabilité par excellence. Mais en est-ce vraiment un ? Ou est-ce un mythe ?

Le mois dernier, plus de 70 articles parus dans la presse américaine mentionnaient le “kilomètre alimentaire”.

Pourtant, on prend conscience qu’au lieu de se préoccuper de la distance que parcourt un ingrédient pour arriver au point de vente, nous devrions examiner la façon dont la nourriture a été produite et transportée. Une pizza, produite localement, préparée dans l’usine de la ville près de laquelle s’étirent des champs de blé ne garantit pas une faible empreinte carbone…

Aux États-Unis, si la distance moyenne parcourue par un aliment, de la ferme à l’épicerie, s’élevait à 1.577 kilomètres en 1997, ce chiffre est passé à 1.979 kilomètres en 2004.

Mais c’est sans compter le cycle de vie complet d’un produit et son transport. Dans le cas de notre pizza, les tomates et le fromage importés, par exemple, sont à prendre en compte.

Des recherches de l’université Carnegie-Mellon en 2008 ont calculé que le transport de produits des exploitations agricoles aux commerces de détail totalise jusqu’à 3.000 tonnes-kilomètres par an et par ménage américain. Cela couvre l’étape de “la livraison finale” d’un produit, la partie normalement utilisée dans les calculs du kilomètre alimentaire.

A cela s’ajoute la production alimentaire, qui exige que d’autres matériaux comme les engrais, les combustibles et la nourriture animale, soit transportés sur un total de 9.000 tonnes-kilomètres supplémentaires par an et par ménage. Tenez-vous bien, au total, l’ensemble du cycle de vie englobant la production et la livraison se monte à 12.000 tonnes-kilomètres par an.

En conclusion, il semble que le kilomètre alimentaire ne soit pas un outil solide pour mesurer l’empreinte carbone des aliments et ne compte que pour 4%, une fraction modeste, des GES produits par les aliments. Voilà qui change tout, n’est-ce pas ?…

caribpro.com

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