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l'étiquetage carbone traîne les pieds

/ Europe

L’empreinte carbone des produits alimentaires que nous consommons… l’idée a fait son chemin en Europe. En Finlande, elle suscite une certaine frilosité. Analyse de la situation.

étiquetage empreinte carbone

Une nouvelle demande des consommateurs

En Angleterre, en Allemagne, en France, le consommateur commence à être informé de ce que coûtent en énergie les produits qu’ils achètent. Cela s’appelle l’étiquette empreinte carbone.

Une grande partie de cette empreinte est générée par les produits alimentaires. Soucieux de leur image, les industriels de l’agroalimentaire comme la grande distribution mettent des laboratoires de recherche à contribution pour calculer l’empreinte des produits de grande consommation.

Si l’expérience des autres pays européens fait réfléchir les distributeurs finlandais, force est de constater que les consommateurs sont perdus dans une jungle d’informations et de labels divers et variés. Pas facile de s’y retrouver entre des informations de nature et de contenu différents, calculés selon des méthodes propres à chaque école.

Juha-Mat Katajajuuri, directeur de recherche du laboratoire finlandais qui s’occupe de ces questions, MTT Agrifood Research, le reconnaît:

il reste difficile à l’heure actuelle de savoir si les informations signifient que l’empreinte carbone d’un produit est faible ou importante.

En Finlande, un seul distributeur s’y est mis : la chaîne de magasins Raisio. Neuf produits du rayon fruits et légumes sont étiquetés et l’enseigne compte bientôt passer à trente produits. Il faut dire que la lisibilité des étiquettes a été retravaillée.

Le scepticisme généralisé

Mais les autres campent sur une position d’observateurs. Par exemple, les magasins Saarioinen, qui restent sceptiques malgré un réel intérêt. Principal argument invoqué : “Les étiquettes restent très difficiles à comprendre”.  Mais la complexité des calculs pose également problème, en raison du grand nombre de matières premières en jeu.

Pour sonder l’attitude des secteurs commercial et industriel, une enquête a été menée par l’université finlandaise de technologie de Tampere, auprès d’une centaine de sociétés participantes.
D’après le chercheur Heikki Liimatainen:

un tiers envisagent d’adopter l’étiquetage carbone sur les produits d’ici à 2016, un tiers jugent la chose peu probable et un tiers hésitent.

Restera sans doute à s’entendre sur le contenu de l’étiquetage, pour que connaître les répercussions environnementales d’un produit dans leur intégralité. Comme le souligne Katajajuuri, certains facteurs environnementaux sont propres à chaque pays. Par exemple, l’eutrophisation, les répercussions de l’agroalimentaire sur la mer Baltique.

Mais il existe déjà un autre label écologique global, le Nordic Swan. Son intérêt : il regroupe la plupart des facteurs environnementaux et met l’accent sur des aspects particuliers selon les produits, la consommation d’énergie par exemple.

Ce que révèlent en tout cas les hésitations finlandaises, c’est la complexité du problème et la nécessité de mettre en place des critères précis pour généraliser l’étiquetage.

yle.fi

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