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un projet ambitieux pour l’île d’Émeraude

/ Europe

Au début du mois de mars, The Irish Times s’est attardé sur un projet de production d’électricité en Irlande qui consistera à combiner des parcs éoliens à grande échelle à d’immenses réservoirs de stockage d’énergie hydraulique dans des vallées de la côte ouest de l’Irlande.

Sources multiples de courant

Spirit of Ireland, c’est le nom de l’initiative considérée comme un projet national pour l’indépendance énergétique. Le Département irlandais des communications, de l’énergie et des ressources naturelles, qui l’évoque depuis des mois, devrait identifier jusqu’à cinq vallées côtières, du nord au sud de l’Irlande, où construire des barrages afin de les submerger d’eau de mer. Cela servirait d’énergie hydraulique de secours pour les parcs éoliens.

Franck McDonald, le rédacteur en chef du service Environnement du quotidien irlandais, affirme dans son article que les parcs éoliens produisent seulement 25 à 35 % de leur potentiel d’électricité maximal. Avec ce nouveau projet, les stations de production d’énergie hydraulique se mettraient en marche lorsque la vitesse du vent est soit trop faible, soit trop élevée pour être utilisée.

Chacun des réservoirs mesurerait environ 100 fois la taille de Turlough Hill, dans le comté de Wicklow, où le sommet de la colline a été aplani au début des années 1970 pour créer un réservoir ovale artificiel pouvant stocker 1.800 mégawattheures d’énergie hydraulique.

Dr. Graham O’Donnell, l’ingénieur et entrepreneur en électricité qui coordonne les travaux réalisés par 150 professionnels, tous des bénévoles, se réjouissait à l’idée du projet :

Nous ne rencontrons aucune réticence politique car tout le monde comprend les avantages du projet. La première centrale électrique que nous envisageons de construire pourrait satisfaire à un quart des besoins en électricité de l’Irlande. Nous pourrions même exporter au Royaume-Uni.

Pour respecter les exigences nationales en matière d’électricité, nous aurions besoin de deux réservoirs de stockage d’énergie hydraulique mesurant environ 4 km sur 4 km. Si nous construisions trois centrales supplémentaires, nous bénéficierions d’énormes revenus provenant de l’exportation de l’énergie naturelle.

Un projet plébiscité

Un dernier rapport devrait être présenté au Ministre irlandais de l’énergie Eamon Ryan afin d’y indiquer les lieux potentiels et les coûts détaillés. Les responsables du projet avaient identifié 50 sites potentiels le long du littoral ouest irlandais, mais Dr. O’Donnell indique également que bon nombre d’entre eux ne convenaient pas d’un point de vue écologique ou géologique.

Nous avons désormais choisi dix sites, parmi lesquels nous allons en étudier cinq en profondeur, ajoute-t-il. Nous devons procéder à une enquête géologique et cartographique de grande envergure. Nous disposons au total de 18 équipes consacrées au projet.

Un site Internet fait également la promotion de ce projet grandiose.

De nombreux sites se trouvent dans des régions à faible densité de population, où la terre est peu utilisable, voire pas du tout, pour l’agriculture, indique-t-il.

Celui-ci note également qu’une centrale similaire fonctionne déjà avec succès sur l’île japonaise d’Okinawa depuis plus de 10 ans, “construite sur un terrain beaucoup plus difficile que les vallées glaciaires de la côte ouest irlandaise”, insiste le site Internet.

L’ Irlande dans l’économie verte

Mais pour quelles raisons The Irish Times et les Irlandais s’intéressent-ils à un projet d’une telle ampleur ?

Ce projet permet d’attirer des capitaux directs étrangers en Irlande, répond Dr. O’Donnell.
Cela permettrait de créer des milliers d’emplois.

Le quotidien explique les différents avantages d’un tel projet. Il permettrait à l’Irlande :
- d’atteindre une certaine indépendance énergétique au bout de cinq ans ;
- d’économiser 30 milliards € en importation de combustibles fossiles ;
- de réduire les émissions de CO2 provoquées par la production d’électricité ; et
- de “créer la possibilité d’injecter 50 milliards € dans notre économie”.

Ceci grâce à la valeur intrinsèque du projet, mais également grâce à l’exportation potentielle vers la Grande-Bretagne. Le projet Spirit of Ireland n’a pas fini de faire parler de lui.

irishtimes.com

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