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au chevet du Mont Kailash

/ Asie

La fonte des glaciers préoccupe les pays limitrophes de l’Himalaya. Pour répondre aux défis écologiques qu’elle entraîne, une initiative concertée de conservation va être lancée conjointement par les Chinois, les Indiens et les Népalais.
Le sort du Tibet en sera-t-il modifié ?

Mont Kailash

L’Inde, la Chine et le Népal ont en commun le célèbre Mont Kailash, dôme himalayen qui culmine à 6706 mètres d’altitude et où quatre des plus grands fleuves d’Asie prennent leur source : le Gange, le Brahmapoutre, l’Indus et le Sutlej. Il est donc vital à ces pays de protéger non seulement le paysage tout à fait spectaculaire de cette montagne, mais également de répondre au problème de la fonte des glaces et de la disparition de la biodiversité. Un programme va donc être lancé en ce sens. Fait intéressant, il devrait aussi comporter une mission de conservation de la culture de la région.

L’initiative est historique. Jamais ces pays n’avaient été associés autour d’un pareil projet.

Les questions de changement climatique et de fonte des glaciers constituent l’essentiel de ce programme. Nous nous attacherons aussi à la conservation de la biodiversité et nous envisageons une collaboration sur la glaciologie,

a déclaré le ministre de l’Environnement, Jairam Ramesh à l’Indian Express. Ce programme transfrontalier sera lancé d’ici deux semaines environ.

À l’origine du projet, une institution internationale, l’International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD), qui œuvre également avec les ministères de l’environnement chinois et népalais. Le ministre indien avait tout d’abord rendu visite à son homologue chinois l’an passé pour établir une coopération sur la conservation des glaciers, et sur la sauvegarde du tigre. Tout naturellement, il s’est ensuite tourné vers le ministre de l’environnement du Népal pour évoquer les mêmes questions. Comme le confirme Ramesh, “chacun des trois ministères apportera sa contribution au projet”.

D’autres institutions indiennes apporteront leur part : le Wildlife Institute of India, le GB Plant Institute of Himalayan Environment & Development en collaboration avec le Service des Forêts de l’Uttarakhand. La première phase du projet devrait durer dix-huit mois. Un atelier de formation ouvrira la partie, organisé par l’ICIMOD, qui devrait permettre de concrétiser des voies d’action.

Quant à la Chine, se préoccuperait-elle un peu du sort du Tibet ? Oui en tout cas, en ce qui concerne une espèce faunique rare, l’antilope tibétaine.

indianexpress.com

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