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lutter contre la pauvreté = résister au changement climatique

/ Afrique

Supposons que les agriculteurs africains locaux ne soient pas chassés de leurs terres par la sécheresse, par la déforestation, par l’érosion ; supposons que les pêcheurs puissent continuer à prélever dans les fleuves, les lacs et la mer de quoi se nourrir et faire vivre leur famille ; supposons que les villes africaines ne soient pas ce cancer de populations déplacées par la guerre, la famine, les épidémies….

sécheresse, changements climatiques , Afrique
Le réchauffement climatique provoque de sérieux dégâts sur le sol africain

Telle est la vision de la coalition d’Etats qui s’est formée dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). C’est en préservant les écosystèmes que l’on protégera les populations des fléaux traditionnels africains. Et c’est en luttant contre la pauvreté qu’on pourra préserver les ressources naturelles. Le message a été porté jusqu’à la Conférence de Copenhague par Tegegnework Gettu, le directeur du PNUD.

Il y a urgence, car l’Afrique est extrêmement vulnérable à des changements climatiques qui pourraient affecter les agriculteurs depuis le Sahel jusqu’aux hauts plateaux du Lesotho.

Le paludisme pourrait en outre redoubler de virulence en raison de la prolifération des moustiques dans des états comme le Kenya et l’Ouganda. Madagascar et le Mozambique, ainsi que de nombreuses régions côtières, pourraient être frappés par des tempêtes et des inondations susceptibles de dévaster routes, ports et habitations.

Rappelons que le PNUD s’est donné des objectifs draconiens (les fameux “objectifs de développement du millénaire”) : notamment, réduire de moitié les taux de pauvreté, de famine, et faire reculer les maladies endémiques d’ici à 2015. Tout projet d’accord global sur ces questions doit comporter des mesures pour favoriser le développement des pays africains.

Dans le Bassin du Congo, la lutte contre le changement climatique prend la forme de la lutte contre la déforestation, responsable de 1/5ème des émissions mondiales de CO2. Les forêts constituent en effet des réserves de carbone qui participent à la régulation et à la stabilisation du climat planétaire. Selon le ministre congolais du Développement durable, Henri Djombo, “la préservation du couvert forestier congolais représente la solution au réchauffement climatique”.

Le jeu en vaut la chandelle, car la maîtrise des bouleversements climatiques permettra à l’Afrique de gagner sur tous les terrains, notamment en matière de développement, mais aussi d’accès à l’énergie, de sécurité alimentaire et de prévention des crises et des conflits.

afriqueavenir.org

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