le soleil du Sahara comme source d’électricité

Le Plan Solaire Méditerranéen, initié par la France, donnera lieu à une conférence qui se tiendra à Valence les 11 et 12 mai. Un projet qui ressemble fort à l’initiative allemande Desertec : tous deux envisagent de tirer profit du soleil du Sahara pour produire de l’électricité et l’exporter vers l’Europe.

Par GVadmin Publié le 14 mai 2010 à 16 h 18

Le Plan Solaire Méditerranéen, initié par la France, donnera lieu à une conférence qui se tiendra à Valence les 11 et 12 mai. Un projet qui ressemble fort à l’initiative allemande Desertec : tous deux envisagent de tirer profit du soleil du Sahara pour produire de l’électricité et l’exporter vers l’Europe.

Des panneaux solaires dans le Sahara
La lumière des déserts pourrait satisfaire l'humanité en besoin électrique.

Le potentiel énergétique des déserts laisse rêveur : exploitée correctement, la lumière qu’ils reçoivent pourrait amplement satisfaire les besoins en électricité de toute l’humanité. Aux portes de l’Europe, le Sahara suscite désormais les convoitises. C’est ainsi qu’est né Desertec, un consortium majoritairement allemand, dont l’objectif est d’installer des centrales solaires en Afrique du Nord, afin d’approvisionner ces pays, ainsi que l’Europe et le Proche-Orient.

Au cours de la même période, la France a annoncé la mise en place du Plan Solaire Méditerranéen, un programme politique de coopération en matière d’énergie solaire, que l’Espagne entend bien relancer lors du prochain congrès de Valence, maintenant qu’elle a pris les rennes de l’Union Européenne.

Même si l’on s’abstient pour le moment de parler de concurrence, les deux projets poursuivent bien un objectif commun. La coopération, face aux coûts colossaux et à la complexité géopolitique d’une telle entreprise, semble donc inévitable.

L’intérêt suscité par ces projets est dû en partie à la directive européenne, qui impose une part minimum du renouvelable dans la production électrique. Mais ce sont surtout les récentes avancées technologiques, rendant possible la construction de lignes à haute tension en courant continu, indispensables à l’acheminement de l’énergie produite, qui motivent les acteurs impliqués dans ces initiatives.

Abengoa Solar et REE, les deux entreprises espagnoles ayant intégré le consortium allemand, se défendent d’avoir choisi un camp au détriment d’un autre. Elles font remarquer que la position géographique de l’Espagne faisait d’elles des partenaires inévitables. REE possède en effet la seule connexion électrique reliant l’Europe à l’Afrique, à travers le détroit de Gibraltar. Abengoa Solar espère pour sa part que l’Union pour la Méditerranée pourra offrir un cadre politique aux échanges d’énergie renouvelable.

L’Espagne attend de la conférence sur le Plan Solaire Méditerranéen qu’elle permette d’avancer non seulement au niveau de la règlementation, mais surtout sur le plan industriel et financier ; les Espagnols sont en effet les seuls en Europe à exploiter des centrales solaires et à posséder des bases importantes de Recherche et Développement dans ce secteur.

La technologie qui serait utilisée n’a pas encore été choisie. Pour l’instant, les centrales thermosolaires à accumulateurs sont plus économiques, mais rien ne permet d’affirmer qu’il en sera toujours ainsi. Leur refroidissement nécessite en outre d’importantes quantités d’eau douce, bien difficiles à trouver en zone aride.

Mais à l’heure actuelle, la principale préoccupation des industriels reste liée au transport de l’électricité et aux règlementations qui l’accompagneront. Car parmi les pays qui possèdent des zones désertiques susceptibles d’être exploitées, tous ne sont aussi enthousiastes : si le Maroc et l’Égypte semblent impatients de diminuer leur dépendance énergétique, l’Algérie en revanche peut compter sur d’importantes réserves d’hydrocarbures.

Les obstacles sont donc politiques, mais le principal défi reste lié à la construction de nouveaux réseaux en Afrique du Nord, et à leur unification avec ceux de l’Europe.

elpais.com

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