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Agriculture, vers une certification socio-environnementale

/ Amérique du sud

Si l’agriculture brésilienne a entamé un processus de certification de ses productions, ce n’est pas grâce à une prise de conscience de ses propres concitoyens. Au Brésil, les labels contrôlant les méthodes sociales et environnementales employées par l’agriculture sont quasi inexistants. En fait, c’est bien grâce aux demandes répétées des acheteurs européens ou asiatiques que le secteur a commencé à se plier à ce genre d’exigences.

Agriculture labellisée au brésil
Les productions de thé, cacao, orange, et cœur de palmier sont aussi en voie de labellisation.

En 2004, à peine deux exploitations possédaient le label Rainforest Alliance, reconnu internationalement, et concédé au Brésil par l’intermédiaire de l’IMAFLORA. En 2009, ce chiffre est passé à 68, totalisant 100 000 ha de terres certifiées, dont 90% dédiées au café.

José Luiz Rodriguez, directeur de l’exploitation de café Cambuhy Argicola, assure ne pas avoir eu besoin de grands changements pour répondre aux critères du label, lui qui laissait déjà une partie de ses terres en réserves légales et en aires de préservation permanente. Il exporte 100% de sa production (80% vers les Pays-Bas et 20% vers le Japon) et se félicite de pouvoir vendre 10 à 15% plus cher grâce à l’obtention du label.

Dans la région du Minas Gerais, c’est la coopérative Copermonte qui a lancé le processus, permettant de certifier 2 000 ha et 11 producteurs de café en un an. Son directeur, Creuzo Takahashi, confirme que la demande vient des clients étrangers, qui souhaitent savoir où et comment le café a été produit.

Ce nouveau souci de traçabilité contribue à améliorer la gestion des exploitations, obligeant à développer des processus qui, auparavant, étaient faits de mémoire d’homme. Les 30 R$ (13 euros) de plus payés par sac de café constituent une excellente motivation pour les producteurs, dont 20% ont déjà obtenu le label.

Les productions de thé, cacao, orange, et cœur de palmier sont également en voie de labellisation. Dans le secteur du thé, les exploitations sont plus petites, et l’effort pour répondre aux normes est plus difficile. Les 0,10 US$ supplémentaires par kilo sont jugés trop faibles par les producteurs. Ces derniers doivent en effet, outre les efforts de traçabilité, renoncer à cultiver une partie de leurs terres pour répondre aux normes de protection environnementale. Ils souhaitent renégocier certains critères tout en étant déterminés à suivre le processus de certification, à l’instar de leurs voisins argentins, pour ne pas perdre d’importants marchés à l’export.

estadao.com.br

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Derniers commentaires

  1. kouadjo kouassi

    recherche travail dans le café cacao, 10 ans d’experiance….
    Vous pouvez me jouindre au 00225/57.15.17.77