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l’industrie forestière et les groupes environnementaux conclus un accord

/ Amérique du nord

Après de nombreuses années de discordes, l’industrie forestière canadienne et les écologistes conclus une entente historique sur la gestion durable de 72 millions d’hectares de la forêt boréale canadienne.

la reforestation au Canada
L’industrie respectera une exploitation saine basée sur les principes de l’aménagement écosystémique. © Roman Beben

C’est à Toronto que l’annonce a été faite mardi dernier par l’association des produits forestiers du Canada (AFPC) et 9 groupes environnementaux. Sur les 72 millions d’hectares publics de la forêt boréale, les grandes entreprises forestières canadiennes s’engagent à respecter un moratoire sur l’exploitation de 29 millions d’hectares ; et de pratiquer sur les 43 millions d’hectares restants une exploitation saine basée sur les principes de l’aménagement écosystémique.

Des contrôleurs indépendants s’assureront de mesurer les avancées effectuées dans le cadre de cette entente. Les groupes environnementaux renoncent en contrepartie à engager des campagnes de boycott visant à influencer les détaillants étrangers à ne pas acheter du papier produit au Canada.

Considérant que le temps des chamailleries entre les industriels et les écologistes est révolu, le président national de l’AFPC affirme que la croissance des compagnies forestières nécessite de prendre en compte les enjeux du développement durable. Cet accord amorce selon lui l’élaboration d’une nouvelle norme mondiale de coopération environnementale.

Richard Brooks, le coordonnateur de la campagne Forêts pour Greenpeace se réjouit quant à lui de cette ultime chance de rétablir au sein de la forêt boréale des espèces en péril telles que le caribou des bois.

Cette entente qui entrera en vigueur au cours des 3 prochaines années divise toutefois les activistes environnementaux. La surexploitation des forêts de l’Ontario qu’exercent aujourd’hui encore les géants de cette industrie, conjuguée au non respect des droits fonciers des peuples autochtones, ne traduisent pas une réelle volonté de changement.

Un pas de géant vient d’être franchi avec la signature de cette entente. Reste à savoir si les mesures de gestion durable mentionnées seront effectives d’ici quelques années.

cbc.ca

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