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Cellules solaires à colorant, le nouveau Nokia?

/ Europe

À l’instar du Suisse Grätzel, la Finlande s’intéresse de près à un nouveau type de cellule solaire qui pourrait bientôt recouvrir les surfaces les plus diverses, des murs jusqu’aux manteaux. La maîtrise de cette technologie fera-t-elle des Finlandais les leaders sur le marché ?

La Finlande découvre une nouvelle technologie basée sur les cellules solaires
© Todd Arena

Le principe a été découvert par Michael Grätzel, un Suisse d’origine allemande. Il s’agit d’une cellule qui capture l’énergie solaire au moyen de molécules de couleurs. Exactement comme le font les plantes.
Les avantages ? Un taux de conversion énergétique de l’ordre de 10% et une  fabrication ultra-simple. Ces cellules peuvent être produites en masse sur des rouleaux semblables au papier. Par ailleurs, elles sont transparentes, ce qui permet d’en recouvrir de nombreuses surfaces : murs, toits, fenêtres. Une pulvérisation sur vêtements pourrait même être envisagée!

À l’université d’Aalto, la chercheuse Minna Toivola, qui vient de terminer sa thèse de doctorat sur les cellules solaires à colorant a fait des découvertes très intéressantes. Par exemple, que le taux de conversion énergétique d’une cellule en silicone décroît lorsque la température s’élève, tandis que celui d’une cellule solaire aux colorants augmente à la chaleur.

Australie et Japon se sont déjà emparés de cette technologie pour d’autres applications qui pourraient créer, selon son concepteur, des milliers d’emplois. En Finlande, on envisage déjà d’équiper les foyers de ces cellules. Avec une capacité de 100 KW/h par mètre carré et par an, elles pourraient produire l’électricité domestique de toute une famille.

À tel point qu’un autre chercheur de l’université d’Aalto, Peter Lund voit dans les cellules solaires à colorant une nouvelle technologie capable de reproduire l’exploit économique de Nokia, qui avait permis à la Finlande de se sortir de la récession des années 90.

Soulignant la simplicité de mise en œuvre du produit, il affirme :

qu’il suffirait d’1/2 million d’euros pour construire une usine pilote opérationnelle, alors que la production de cellules en silicone nécessite des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros.

De plus, il s’agit d’un produit totalement éco-conçu. Contrairement aux cellules en silicone, le procédé de fabrication est moins onéreux, il nécessite beaucoup moins d’énergie, et on n’a plus besoin de recourir à des produits chimiques nocifs tel que l’arséniure de gallium.

Une fois résolus les problème de stabilité dans le temps, et lorsque les processus de fabrication se seront précisés, la cellule à colorant pourrait supplanter sa rivale en silicone. Reste à convaincre les pouvoirs publics d’investir dans cette technologie.

La course aux innovations écologiques ne fait que commencer. Sera-t-elle la clé du futur succès économique finlandais ? L’audace fera sans doute la différence.

tekniikkatalous.fi

Pour en savoir plus sur :
Michael Grätzel
Université d’Aalto
Minna Toivola
Peter Lund

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