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pas de nouvelle limitation en vue pour les émissions de CO2

/ Europe

Faire passer de 20 % à 30 % la diminution des rejets de dioxyde de carbone de l’UE ne coûterait pas aussi cher que prévu, si l’on en croit une nouvelle évaluation de la Commission européenne. La présidence tournante de l’Union, assumée depuis le 1er janvier par l’Espagne, écarte cependant la possibilité qu’une décision soit prise avant la fin de l’année en ce sens.

émissions de CO2 en europe
© bram janssens

Pour Teresa Ribera, la secrétaire d’État au Changement Climatique, une telle initiative passe en premier lieu par l’élaboration d’une proposition qui détermine quand et comment l’Union Européenne pourrait prendre un tel engagement. Or, cette proposition n’existe pas à l’heure actuelle.

La présidence espagnole travaille en ce moment avec la Belgique, qui héritera des rennes de l’UE à partir de juillet, afin de préparer au mieux le sommet international sur le climat de Cancún, au Mexique. Teresa Ribera estime en effet que l’Europe doit arriver à un consensus si elle veut se donner les moyens de peser sur les discussions qui auront lieu à Cancún à la fin de l’année. Elle ajoute que l’Union n’est pas tenue de prendre une décision concernant ses émissions de CO2 avant la rencontre, dont l’objectif est plus général et vise à définir concrètement le cadre de l’action multilatérale à moyen et long terme qui permettra de lutter contre le réchauffement.

Pour la secrétaire d’État, le rapport de la Commission européenne représente toutefois un pas en avant décisif. L’exécutif européen a en effet estimé qu’un engagement supplémentaire de l’Europe fixant les diminutions d’émissions de CO2 à 30 % était loin d’être impossible. Les coûts d’une telle mesure seraient en effet compensés par des créations d’emploi et un renforcement de la sécurité énergétique, qui pourrait se traduire par une économie de 40 milliards d’euros au niveau des importations d’ici 2020.

Une évaluation qui vient contredire clairement les positions de la France et de l’Allemagne, où l’on soutient qu’une réduction supplémentaire des rejets aurait des retombées économiques désastreuses pour l’Europe, en entrainant la délocalisation de nombreuses entreprises.

Malgré ces divergences, Mme Ribera affirme que l’UE n’en reste pas moins déterminée à réduire les émissions de CO2 : les moyens qui permettront d’y parvenir ne font pas l’unanimité, mais l’Europe reste unie sur le fond de la question.

Elle souligne par ailleurs l’importance des données présentées par la Commission européenne, qui constituent à ses yeux un point de départ solide pour le débat entre les pays membres et les institutions communautaires.

Afin de faire face au risque de délocalisation des entreprises, la France propose d’obliger les pays tiers à acheter des droits d’émissions sur le marché européen, ce qui rendrait leurs produits plus chers à l’arrivée en Europe et préserverait la compétitivité des entreprises au sein de l’Union.

Pour Mme Ribera, il est trop tôt pour envisager la mise en place d’une telle taxe aux frontières de l’Europe. Elle rappelle cependant que la question pourra être abordée lors du conseil des ministres de l’Environnement, qui aura lieu le 11 juin prochain.

factorco2.com

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