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Green et vert

le bambou, un filon vert au potentiel méconnu

/ Amérique du nord

Des maisons, des ponts, de la bière, des habits… Le bambou se prête à de multiple usages, avec plus de 4 000 applications documentées ! Mais il permet surtout de lutter efficacement contre le réchauffement climatique et offre des barrières pour combattre l’érosion des sols. Il était grand temps que le Mexique, dont les nombreuses régions tropicales offrent des zones idéales pour sa production, s’intéresse enfin à cet incroyable végétal.

un mur de bambou pour protéger de l'érosion des sols
© Tatiana Kalashnikova

Alors que la déforestation galopante semble bien difficile à enrayer, le bambou constituera peut-être une alternative de choix pour la recherche de nouveaux puits de carbone. Il stocke en effet 4 fois plus de CO2 que les arbres dans ses tissus. Il contribue aussi à la préservation des sols, en retenant l’eau et la terre lorsqu’il pousse sur les flancs des vallées ou au bord des falaises et des rivières. Sa résistance fait également de lui un matériau de construction idéal et bon marché dans plus de 12 états du Mexique, où il pousse naturellement.

Pourtant, on estime que 60% du bambou mexicain est perdu. Il ne représente en effet qu’1% à 2% de la production mondiale, alors que ce secteur génère près de 7 milliards de dollars chaque année.

C’est pour mettre un terme à cette situation que s’est tenue la Mesa de Negocios de Bambú Mexicano (la Table de Négociation du Bambou Mexicain). Elle a réuni au parlement l’ensemble des organismes fédéraux liés à l’environnement, ainsi que les gouvernements d’état et municipaux, afin de fortifier le secteur de production du bambou. Les objectifs affichés sont très divers et comprennent par exemple la lutte contre la détérioration des sols et le changement climatique, le développement des PME en milieu rural, ou encore la promotion de la construction en bambou pour les populations les plus défavorisées. Un programme d’encouragement de la filière dont le budget annuel est estimé à 1 milliard de pesos (64 millions d’euros) a ainsi été soumis au Secrétariat à l’Agriculture.

La Commission de l’agriculture demandera en outre au gouvernement qu’il sollicite l’adhésion du Mexique au Réseau International sur le Bambou et le Rotin (l’INBAR). La chaîne de production pourra alors bénéficier de l’appui technologique, scientifique et économique que permet l’organisme, notamment pour l’accès au crédit auprès de la Banque Mondiale et de la Banque Inter-américaine de Développement (la BID).

Alvaro Cabrera vient justement d’annoncer que la Banque Mondiale financera à hauteur de 200 000 dollars un programme pilote de construction de logements et d’écoles en bambou en Équateur.

Pour Jason Ys Ta, le plus gros vendeur de bambou au monde, le Mexique possède un potentiel important, qui pourrait s’avérer très bénéfique pour ses petits producteurs et ses agriculteurs. Une occasion à ne pas rater, alors que la demande des États-Unis pour cette plante connaît est en plein essor.

bionero.org

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