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L’environnement au coeur des préoccupations

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Peut-être parce qu’elle fait partie de l’histoire et de l’identité du Canada – et que la feuille d’érable constitue le plus célèbre de ses symboles à l’échelle internationale -, le dernier sondage Nanos  révèle que la biodiversité est la priorité des citoyens canadiens.

feuille d'érable, symbole du canada
© Gennadiy Poznyakov

C’est plus précisément le réchauffement climatique que les Canadiens placent au sommet de leurs priorités dévoile le sondage Nanos  publié le 31 mai dernier dans le magazine Options politique. Parmi un échantillon aléatoire de 1 003 personnes interrogées, 27,3% considèrent que l’enjeu de la reprise économique est important ; mais pour 33,7% des Canadiens le changement climatique doit-être la principale préoccupation des sommets du G8 et du G20.

Et ce sont les Québécois qui semblent avoir la fibre verte la plus développée du pays avec 46,2% des consultés qui estiment que le changement climatique doit-être la question prioritaire lors des sommets du G8 et du G20. Au sein des autres régions, cette thématique interpelle 34,4% des habitants de l’atlantique, 33,4% des Ontariens, 26,5% de la population de la  Colombie-Britannique et 22,5% des habitants de la région des prairies.

Dès le mois de janvier, le gouvernement conservateur a indiqué que la santé maternelle et infantile dans les pays en développement serait une des priorités à l’ordre du jour de la rencontre du G8. A contrario, seulement 10,9% des interrogés sont sensibles à cet enjeux. Une dichotomie semble exister entre les préoccupations du gouvernement et celles des Canadiens.

Ces derniers estiment d’ailleurs que leur gouvernement est celui qui sait le moins bien démarqué sur la scène internationale dans le domaine du réchauffement climatique. 6 Canadiens sur 10 jugent en effet que leur pays a un rôle moyen à jouer sur l’échiquier des relations internationales ; et seulement 1/4 d’entre eux estiment que son rôle est important.

Lors de son passage au Canada à la mi-mai dernier, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a sermonné le premier ministre Stephen Harper quant à ses cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES). Considérant que la mission principale du sommet du G20 dont le Canada sera l’hôte le 26  et le 27  juin 2010 est l’économie mondiale, le gouvernement conservateur est resté ferme sur ses positions.

La voix du peuple canadien lui fera-t-il changer son fusil d’épaule?  Pas vraiment à en croire  les dernières annonces selon lesquelles le gouvernement à réduit de 10 fois son objectif de diminution de GES pour l’année 2010, le faisant passer de 57 millions à 5 millions de tonnes.

irpp.org

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