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C’est la conclusion d’une étude menée conjointement par le Conseil de Sécurité Nucléaire et l’Institut de Santé Carlos III durant 4 ans. Les doses de radioactivité détectées auprès des populations concernées seraient ‘très réduites’.

homme avec un masque à gaz regardant passer le temps d'un sablier
© Richard Nelson

L’étude épidémiologique a étudié l’impact possible des centrales et des installations nucléaires sur les habitants des villes les plus proches, et affirme qu’aucune augmentation de la mortalité en rapport avec le cancer n’a été constatée.

Selon le rapport, les doses accumulées sont ‘très en-dessous des niveaux qui pourraient affecter la santé des personnes’, même si des concentrations élevées ont été trouvées ponctuellement, sans que l’on puisse toutefois les attribuer à l’exposition due aux sites nucléaires.

Pour arriver à ces résultats, toutes les centrales nucléaires d’Espagne (notamment celle de Garoña, dans la région de Burgos), ainsi que toutes les installations en rapport avec le cycle du combustible ont été étudiées (comme par exemple les usines d’enrichissement et de fabrication d’oxyde d’uranium).

Le rapport se base sur les données médicales de la période comprise entre 1975 et 2003, pour toutes les agglomérations situées dans un rayon de 30 km autour des sites nucléaires. La mortalité pour différents types de cancers a été comparée à celle observée dans des communes de référence éloignées de 50 à 100 kilomètres.

Les effets de la radiation naturelle ont également été étudiés, en comparant la mortalité par cancer de localités situées en Galice, où la radiation est importante, avec celles de la Communauté de Valence, où elle est très faible. Aucun écart significatif n’a été constaté.

Au total, ce sont ainsi près de 1 000 communes, soit 8 millions de personnes, qui ont été concernés par ces travaux. Les niveaux de radiation artificielle (provoquée par les installations nucléaires) les plus hauts ont été relevés chez les populations voisines des centrales de Garoña et de José Cabrera (Guadalajara), mais le rapport souligne que les doses accumulées sont ‘extrêmement faibles’ et ‘n’atteignent jamais 350 microsieverts’, alors que la limite en Espagne est de 1 000 microsieverts.

Ces travaux ont été entrepris à la demande de la Chambre des Députés, qui a approuvé en 2005 une Proposicíon No de Ley (une proposition d’arrêté) priant instamment le gouvernement de lancer une étude, en réponse aux attentes de la population. Le directeur de la communication d’Enresa (Empresa Nacional de Residuos Radioactivos : Entreprise Nationale des Déchets Radioactifs), Jorge Lang-Lenton, a cherché à rassurer en annonçant ces résultats de manière anticipée lors d’un débat concernant la construction en Espagne d’un ATC (Almacén Temporal Centralizado : Stockage temporaire centralisé de déchets radioactifs).

Mais cette étude ne satisfait pas les écologistes. Carlos Bravo, responsable Énergie à Greenpeace, déplore notamment que les données concernant les doses de radioactivité proviennent toutes du Conseil de Sécurité Nucléaire, et fait remarquer l’existence d’autres études ayant trouvé un lien entre le cancer et les centrales. Il dénonce également l’empressement des partisans du nucléaire, qui n’ont même pas attendu que ces résultats aient été présentés au parlement avant de les rendre public, afin de servir leurs intérêts.

nortecastilla.es

Pour en savoir plus :

Espagne : mais où sera construit le prochain centre de déchets nucléaires ?

ATC : Stockage temporaire centralisé de déchets radioactifs

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