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l’usage de la radiographie pour lutter contre la pénurie d’eau

/ Afrique

En raison de la pénurie d’eau grandissante, des géophysiciens basés à l’est du Tchad utilisent la méthode de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour ravitailler en eau la population tchadienne et les réfugiés originaires des pays voisins.

sol touché par la sécheresse en Afrique
© Dmitry Pichugin

Après avoir fait ses preuves dans plusieurs pays d’Afrique, Iris instrument, une société française fabricant des équipements pour géophysiciens et qui forme des experts à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) vient à la rescousse de la population tchadienne qui souffre de carence en eau potable.

Contrairement aux effets de l’imagerie radar et des courants électriques sur les roches qui peuvent conduire à des indications erronées sur la présence d’eau souterraine, l’IRM envoie des courants électriques dans le sol ; ce qui permet de quantifier avec précision l’eau présent dans la roche. Or dans l’est du Tchad, la quantité d’eau disponible a considérablement diminué ces dernières années alors que la population ne cesse de croître.

En raison de la sécheresse, les précipitations irrégulières et insuffisantes de 2009 ont réduit les récoltes de 34%, ce qui a anéanti le bétail.  2 millions de personnes vivant dans le pays se sont  retrouvées de ce fait en danger de famine. Parallèlement, de nouvelles vagues de réfugiés arrivent chaque année de la Centrafrique et du Soudan. On estime qu’ils représentent aujourd’hui 35% de la population de la région ; soit plus de 300 000 bouches supplémentaires à nourrir et à abreuver.

L’offre d’eau étant inférieure à la demande, les habitants des communautés locales ainsi que les réfugiés peinent à trouver la moitié des 15 à 20 litres d’eau à consommation domestique recommandés par jour. Selon le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), une large frange de la population parvient difficilement à recueillir 6 litres d’eau par jour ; d’où la nécessité de se tourner vers des méthodes de recherche d’eau comme l’IRM.

Même si elle semble localiser l’eau de roche plus rapidement que les méthodes classiques, l’IRM n’est cependant pas la solution miracle.  Avec un Kit complet pesant 350 kilos et d’une valeur de 18 000 dollars et la nécessité d’une formation complète sur la technologie,  l’IRM présente tout de même de nombreux inconvénients. Monsieur Bernard, le président d’Iris instrument a par ailleurs indiqué que l’IRM complète l’utilisation d’autres techniques de recherche de nappes phréatiques car elle ne convient pas à toutes les situations. En effet, les équipements permettent de localiser la présence d’eau seulement jusqu’à 150 mètres. Les indications peuvent être aussi faussées par l’existence de signaux électromagnétiques et de lignes électriques.

Compte tenu de l’aggravation de la pénurie d’eau, il est urgent de combiner les différentes techniques existantes. Le Tchad figurant parmi les pays les plus pauvres au monde, le grand défi est d’utiliser le moins d’argent possible pour trouver le plus d’eau possible.

Irin

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