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le gouvernement et Paul Martin en désaccord sur le changement climatique

/ Amérique du nord

Le bureau du Premier ministre du Canada n’a pas répondu à l’attente de l’ancien Premier ministre Paul Martin qui était d’inclure le changement climatique et la pauvreté dans l’ordre du jour du sommet du G20.

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Dans un discours prononcé à Toronto le mercredi 2 juin devant l’Empire Club et le Canadian Club, Paul Martin a clairement exprimé son désaccord avec le gouvernement fédéral sur l’absence du changement climatique dans l’ordre du jour du G20.

L’ancien Premier ministre convie les membres du G20 à envoyer des signaux forts concernant l’épineuse question du changement climatique. Le but étant de concourir au succès de la 16ème conférence des États-Unis sur le climat qui se tiendra à Mexico en décembre prochain ; mais aussi d’asseoir la crédibilité du G20.

La pauvreté est pour l’ancien ministre des finances l’autre thème à faire prévaloir lors des rencontres d’Ottawa car elle peut être une menace pour l’économie mondiale. Mais à son grand regret les pourparlers sur la sécurité alimentaire – véritable fléau en Afrique – et la santé maternelle et infantile dans les pays en développement demeurent encore au stade de balbutiement.

Bien qu’il soit l’un des fondateurs du G20, le gouvernement fédéral accorde peu d’importance à l’appel lancé par Paul Martin. En cette période de disette économique, l’équipe de Stephen Harper souhaite recentrer les débats du forum économique mondial autour du thème ‘reprise et renaissance’ économiques. Le tohu-bohu médiatico-politique qui entoure l’instabilité boursière engendrée par la crise financière grecque et son risque de contagion à l’ensemble de l’Europe justifie de poursuivre les efforts économiques entamés en 2008 et 2009.

Stephen Harper exhorte par ailleurs les pays à ne plus se laisser distraire avec le dossier de la taxe bancaire mondiale. La priorité étant de trouver des solutions communes pour le renforcement des institutions financières internationales. Il encourage aussi les pays développés à stabiliser leur déficit budgétaire. Les pays émergents – en particulier la Chine – doivent quant à eux adopter un taux de change d’avantage orienté vers le marché.

Winnipeg Free Press

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