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Le Brésilien fume moins mais boit trop d'alcool !

/ Amérique du sud

Une étude menée par la Surveillance des facteurs de risque et propension aux maladies chroniques (Vigitel) a été divulguée le 21 juin. Elle brosse un tableau de la situation de santé des Brésiliens sur ces 3 dernières années.

images de la campagne anti-tabac brésilienne
Images de la campagne anti-tabac brésilienne

Selon l’étude, 15,5% des Brésiliens fument (19% des hommes et 12,5% des femmes). Des chiffres en baisse comparés à 2006 où ils étaient 16,2%. La baisse la plus forte concerne la tranche 35-44 ans qui est passée de 19% à 15% en 3 ans. Comparé à des pays comme l’Argentine ou les États-Unis (respectivement 35% et 40% de fumeurs), le Brésil présente une situation plutôt très saine.

L’étude montre cependant que les fumeurs passifs sont encore nombreux. 13,3% des Brésiliens habitent avec au moins une personne qui fume dans la maison. Et 12,8% ont au moins un collègue qui fume sur le lieu de travail.

Selon l’Institut National du Cancer, au moins 2.600 non-fumeurs décèdent chaque année de maladies provoquées par le tabagisme passif. Ces personnes ont 30% plus de chances de développer un cancer du poumon et 24% de chances de faire un infarctus.

Le Ministère de la Santé confirme la tendance de la forte baisse du tabagisme qui a été plus que divisée par 2 depuis 1989 (33% de fumeurs à cette époque). Ces résultats prouvent l’efficacité des campagnes anti-tabac menées depuis 20 ans : interdiction de la publicité pour le tabac, hausse des taxes. En ce sens, des mesures plutôt classiques. Là où le Brésil se distingue, c’est au niveau des messages explicites inscrits sur les paquets de cigarettes. D’une part parce qu’ils existent depuis longtemps, d’autre part car ils sont accompagnés de photos choc (voir photos).

images des paquets de cigarettes issues de la campagne anti tabac brésiliennes
Images apposées sur les paquets de cigarettes brésiliens

L’interdiction de fumer dans les lieux est plus récente, à peine un an et demi pour les bars, restaurants et discothèques. Et certains lieux, dans les entreprises notamment, ne sont pas encore protégés, la proposition de loi venant à peine d’être approuvée par le Sénat.

Bon point pour le Brésil donc en ce qui concerne le tabac mais résultats nettement moins probants pour l’obésité et l’alcool.

On est passé de 11,4% à 13,9% d’obèses de 2006 à 2009. Les personnes en situation de sur-poids passent de 42,7% à 46,6% sur la même période. Les hommes sont plus touchés (51% contre 42,3% pour les femmes). De ce côté là, la tendance n’est pas seulement brésilienne mais bien mondiale. A l’origine, les mêmes facteurs tels que sédentarité, alimentation industrialisée riche en sel et en graisses au détriment des fruits et légumes.
En conséquence, l’hypertension augmente et touche désormais 24,4% de la population qui compte aussi 5,8% de diabétiques.

Le facteur alcool contribue aussi aux problèmes de sur-poids et est également abordé par l’enquête. Près de 19% des personnes interrogées sont en situation de consommation abusive d’alcool (au moins 5 doses ingérées par occasion). La coordinatrice de l’enquête se montre fataliste sur le sujet :

C’est un niveau élevé et préoccupant car il est l’origine d’accidents de la route, de violences et de maladies. Mais on en parle moins de ce problème car il fait partie de la culture brésilienne, associé aux notions de divertissement et célébration.

EcoDesenvolvimento.org

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