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se lance dans la production de bio-carburant

/ Afrique

Biocom, compagnie angolaise de Bio-énergie, va investir 250 millions de US$ dans la province de Malanje, pour ce qui constitue le plus grand projet agro-industriel lié aux énergies renouvelables jamais effectué dans le pays.

canne à sucre fleuri sur un ciel doré
Canne à sucre, matière première de biocarburant. © Glenn Jenkinson

Le projet regroupe la participation des sociétés Damer, Odebrecht (40%) et Sonangol Holding, ainsi que de l’Etat angolais, représenté par l’ANIP (Agence Nationale pour l’Investissement Privé). Il couvre une surface totale de 30.000 hectares à Cacuso, dans une vaste zone rocheuse qui vient de bénéficier d’une liaison routière asphaltée liant désormais Malanje à la capitale du pays.

Dans un premier temps, le projet Biocom visera à produire 2 millions de tonnes de canne à sucre par an d’ici à 2013, afin d’en extraire 260 000 tonnes de sucre et 30 millions de litres d’alcool anhydre. La récolte sera entièrement automatisée et réalisée d’avril à octobre afin d’éviter la saison des pluies. La construction de l’usine de Biocom est prévue pour 2010 et la première récolte estimée à 1 million de tonnes de canne sera faite fin 2011.

L’acool obtenu pourra générer 20 mega watts/heure d’énergie qui sera injectée dans le réseau à haute tension de Kapanda/Capuso et fournira le pôle agro-industriel de Kapanda.

L’objectif de cette production est d’abord de réduire nos importations en sucre avant de subvenir complètement à nos besoins. Mais il nous faut d’abord maîtriser techniquement le cycle de production du biocarburant, souligne Rui Gourgel, Président de Biocom.

Le projet va générer 500 emplois directs et 700 indirects, avec 1/3 de main d’œuvre étrangère au départ. Mais l’idée est que ces cadres étrangers soient petit à petit remplacés par des Angolais.

Aguinaldo Jaime, coordonnateur de l’Agence ANIP, a insisté, lors de la signature du partenariat public-privé, sur le respect des objectifs :

L’énergie ne doit plus être un obstacle au processus de développement mais, au contraire, elle doit le favoriser, augmentant ainsi l’emploi et permettant d’implanter des politiques respectueuses de l’environnement, dans le cadre de l’idéal d’un développement durable.

L’ANIP exonèrera de taxes le matériel importé nécessaire à la réalisation du projet, et d’impôt industriel les entreprises de la zone de Malanje, pour les 12 prochaines années.

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