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Bilan du G20 ? Pas de proposition pour l’environnement, mais des coups de bâton !

/ Amérique du nord

Silence radio sur la question environnementale, loi votée en secret pour accroître les pouvoirs des policiers. Le gouvernement conservateur n’a pas cessé de faire des choix surprenants dans le cadre des préparatifs du sommet du G20 qui s’est déroulé du 25 au 27 juin dernier. Alors que le Canada est réputé pour ses avancées écologiques et son pacifisme, la renommée du pays à travers le monde a été fortement entachée pendant ces quelques jours.

Manifestation "Don't be stupid" du G20 à Londres en 2009.
© bayerberg @flickr

La liberté d’expression a cogné à la porte du G20, mais le premier ministre Stephen Harper ne l’a pas laissé entrer. Au contraire, plusieurs journalistes et près de 1 000 personnes ont été jetés à terre, roués de coup, voire retenus en garde à vue pendant des heures dans la ville Reine.

Tout a commencé le jeudi 24 juin lorsque que Dave Vasey, un jeune homme de 31 ans, est arrêté près du périmètre de sécurité du G20 après avoir refusé de présenter sa pièce d’identité aux forces de l’ordre ; geste d’habitude non punissable par la loi canadienne. Dommage pour lui : pas cette fois-ci !

Le monde entier découvre alors avec stupeur qu’une loi adoptée en secret le 2 juin 2010 par un cabinet de la province de l’Ontario permet aux gardiens de la paix d’interpeller toute personne qui s’approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet du G20 ; et que les transgresseurs peuvent encourir jusqu’à deux mois de prison et payer une amende plafonnée à 500 $.

Acculée par les associations des droits de l’homme et les manifestants pacifistes encore sous le choc de cette réglementation draconienne, la province de l’Ontario dit avoir accepté cette demande extraordinaire du chef de police de Toronto compte tenu des craintes accrues de violence provenant des mouvements anti -G20.

Cette mesure prise en catimini révoltent de nombreuses personnes. Mais sommes-nous réellement surpris par l’existence d’une telle loi ? Rappelez-vous. L’environnement avait aussi frappé à la porte de Stephen Harper. Et pas qu’une seule fois. Mais ce dernier n’avait pas daigné le laisser entrer jusqu’à ce que les dirigeants de l’Union européenne, l’ancien Premier ministre du Canada, les Nations-Unies, six lauréates du prix Nobel de la paix et les responsables de mouvements écologistes l’implorent tour à tour d’inclure le changement climatique dans l’ordre du jour du G20.

Autre fait saillant, alors que la marée noire continue de sévir au Golfe du Mexique, Stephen Harper a rejeté la suggestion de ses fonctionnaires d’éliminer les allègements fiscaux accordés aux compagnies pétrolières. Comment s’étonner ensuite qu’un ministre qui tarde à suivre les recommandations des leaders internationaux et qui donne du grain à moudre aux écologistes soit enclin à franchir certaines barrières législatives ?

thestar.com Toronto Edition

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