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s’engage en faveur de la diversité culturelle des peuples d’Amérique latine

/ Amérique du sud

Sous l’impulsion d’Hugo Chávez, d’Evo Morales et de Rafael Correa, les présidents respectifs du Venezuela, de la Bolivie et de l’Équateur, le 10ème sommet de l’ALBA s’est achevé sur la signature d’un document. Il propose notamment de travailler à la construction de sociétés multiculturelles et responsables au niveau environnemental.

Baptisée Déclaration d’Otavalo, du nom de la ville équatorienne où s’est tenue la rencontre, cette proposition engage entre autres ses auteurs à promouvoir une véritable intégration des communautés indigènes et afro-américaines au sein des États et de la société. Les signataires sont les pays membres de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (Alianza Bolivariana para los pueblos de nuestra América). Celle-ci comprend l’Équateur, la Bolivie, le Venezuela, le Nicaragua, Cuba, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et Saint-Vincent-et-les Grenadines. L’organisation a vu le jour en 2005 après la signature du TCP, le Traité Commercial des Peuples, qui se voulait une alternative à la ZLEA, la zone de libre-échange des Amériques promue par Washington.

Les membres de l’ALBA ont rappelé leur engagement en faveur de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones et du Programme d’action de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance. Pour Esteban Lazo, second vice-président de Cuba, seule la création d’un nouvel ordre économique international basé sur la solidarité et la justice sociale permettra de redonner aux peuples autochtones d’Amérique latine et des Caraïbes la place qui leur revient dans la société.

Les participants ont également appelé au respect de la Terre Mère et au soutien des initiatives comme celle de Yasuní, en Équateur, basées sur un mécanisme de compensations économiques lorsqu’une pollution est évitée. Afin de protéger la biodiversité et de ne pas interférer avec les communautés autochtones encore isolées de la jungle amazonienne, le gouvernement équatorien a en effet décrété en 1998 qu’une partie du parc national de Yusuní resterait indéfiniment inexploitée, malgré la présence de près de 850 millions de barils de pétrole dans son sous-sol. L’Équateur avait alors appelé la communauté internationale à compenser financièrement le manque à gagner, et à rétribuer les bénéfices environnementaux obtenus.

Lors du sommet d’Otavalo, les parties ont également convenu d’approfondir le Traité Commercial des Peuples, afin de développer un modèle alternatif de souveraineté économique, en faisant notamment appel à la banque et au fonds de l’ALBA.

La Voz del Sandinismo

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