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enfin un plan national pour traiter les déchêts!

/ Amérique du sud

Le Sénat a approuvé le projet relatif au traitement des déchets après 20 années de pourparlers sur le sujet. Les responsabilités se partageant ainsi entre l’État central, les villes, les États Fédéraux et les entreprises.

montagne de déchets non triés et non recyclés

Ces 20 ans représentent le retard pris par le Brésil en matière de traitement des déchets solides par rapport à l’Europe. Deux décennies pendant lesquelles les décharges sauvages se sont multipliées sans aucun contrôle.

La principale mesure de ce plan concerne donc la fin annoncée de ces décharges d’ici 4 ans et la création de terrains d’enfouissement spécialement conçus pour traiter les déchets solides non-recyclables.

Aujourd’hui, sur les 170 000 tonnes de déchets solides générés chaque jour dans le pays, 40% finissent dans ces décharges à ciel ouvert et 12% ne sont même pas collectés. De plus, selon une étude menée par l’Association des entreprises publiques de traitement des déchets (Abetre), 70% des villes envoient leurs déchets vers des destinations improvisées. La capitale Brasilia en est le triste exemple puisqu’elle envoie la totalité de ces déchets solides vers une décharge à ciel ouvert en périphérie. La ville ne possède pas de terrain d’enfouissement et celui qui est en projet de construction a vu son appel d’offre suspendu par le Tribunal des Comptes.

Le Président de l’Abetre, Diógenes Del Bel, considère ces décharges comme de véritables bombes à retardement. Souvent dans des zones clandestines, en banlieue des grandes villes, elles abritent des familles soumises à d’importants risques.

Le texte met aussi en avant l’importance des coopératives et associations de recycleurs de rue. Ils pourront bénéficier de financements publics afin de se structurer et de légaliser les travailleurs. En contrepartie, la profession sera encadrée. Il ne sera plus possible pour eux, par exemple, de continuer à vivre dans les décharges.

Le nombre de terrains d’enfouissement devrait augmenter avec le projet de loi, malgré un coût élevé estimé à 52 millions de Reais (23 millions d’euros) pour ceux à faible capacité, jusqu’à 526 millions de R$ pour les plus grands.

L’autre mesure importante concerne les déchets électroniques. Sur ce thème, le Brésil pointe en tête, avec la Chine, des pays accumulant le plus de déchets (ordinateurs, télévisions, imprimantes, batteries, etc…). Les industriels seront tenus de mettre en place une logistique inversée, qui signifie que le client devra rendre les produits en fin de vie aux fournisseurs où il les a achetés. Ceux-ci seront responsables de leur traitement.

De la même manière, les emballages devront être fabriqués avec des matériaux pouvant être réutilisés ou recyclés. Et l’importation de résidus solides dangereux sera interdite.

Pour Izabella Teixeira, ministre de l’Environnement, le vote de cette loi est une grande avancée et prouve ‘qu’il est possible de recycler, d’avoir des stratégies de gestion moderne, de gagner de l’argent avec des impôts et des technologies en matière d’équipement’.

Povos Indigenas no Brasil

Estadao.com.br

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