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la Colombie-Britannique en tête des régions les plus pollueuses d’Amérique du Nord

/ Amérique du nord

Réputée à travers le monde pour ses gigantesques conifères, ses jardins Butchartet et les jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010, la Colombie-Britannique se démarque aujourd’hui dans la pollution industrielle d’Amérique du Nord.

Vue de Vancouver

La Commission de coopération environnementale (CCE) a publié le 13 juillet 2010 son bilan sur la pollution industrielle en Amérique du Nord. Pour l’année 2006, les 35 000 établissements recensés à travers le continent ont généré près de 5,7 millions de kilogrammes de substances chimiques toxiques sous formes de polluants.

Les États-Unis et le Canada se détachent nettement du Mexique en générant respectivement 3,5 milliards et 2,1 milliards de kilogrammes de rejets polluants contre 28 millions de kilogrammes. Encore faut-il prendre en compte que les activités minières, l’extraction du pétrole et la production d’électricité ne sont quasiment pas déclarées au Mexique.

Côté région, la Colombie-Britannique occupe le premier rang du palmarès nord-américain avec1,2 milliard de kilos de rejets polluants. L’Ontario et l’Alberta arrivent juste après cumulant chacune près de 300 millions de kilogrammes. Le Québec occupe quant à lui la 11ème place avec 120 millions de kilogrammes. À noter que les émissions atmosphériques de l’Ontario représentent presque le double de celles du Québec, alors que ses rejets dans les eaux de surface sont presque 4 fois supérieurs.

Les activités de soutien aux mines et à l’extraction de pétrole représentent le secteur le plus polluant, avec 20% des rejets, et ce, bien que seul le Canada ait rempli sa déclaration. Nitrate et ammoniac représentent 90% des polluants aquatiques. Cependant, le secteur des eaux usées, responsable de 84% des rejets au Canada, n’est pas soumis à une déclaration aux États-Unis ou au Mexique. Bien que l’extraction de pétrole en Alberta et en Colombie-Britannique représente 99% des rejets souterrains au Canada, soit les 3/4 des rejets souterrains en Amérique du Nord, ni ce secteur ni son principal polluant — le sulfure d’hydrogène — ne sont soumis à déclaration aux États-Unis.

43% des 770 millions de kilogrammes de rejets aériens sont issus des centrales électriques au charbon ou au pétrole (50% de la production électrique des États-Unis et du Mexique). Ces chiffres ne comprennent pas les émissions de gaz à effet de serre (GES), non comptabilisées par la CCE. Selon Environnement Canada, les émissions totales de GES pour le Canada en 2008 sont estimées à 262 millions de tonnes équivalent CO2. Avec 110 et 66 millions de tonnes, l’Alberta et l’Ontario occupent les 1ères places, alors que le Québec se situe au 4ème rang, avec un peu plus de 20 millions de tonnes. Ontario Power Generation est le plus gros émetteur canadien, avec 15 millions de tonnes. À la 32ème place, avec 1,5 million de tonnes, la raffinerie Ultramar de Lévis est le plus gros émetteur du Québec.

Bien que les chiffres du CCE servent de baromètre, il faut tout de même les prendre avec des pincettes. Si l’on ne considère que le total des rejets toxiques et cancérigènes sur place, c’est l’Alaska qui arrive en tête avec 301 000 tonnes, alors que la Colombie-Britannique se trouve loin derrière à la 31ème place, avec seulement 3 650 tonnes.

LE DEVOIR.com

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