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Les résultats spectaculaires de la lutte contre la pauvreté

/ Amérique du sud

Alan García, le président péruvien, a fait de la lutte contre la pauvreté son principal cheval de bataille. Alors qu’il s’apprête à terminer son second mandat, ses résultats en matière de croissance économique et de développement social placent le Pérou en tête des pays de la région.

mains tendues mendiants avec deux pièces à l'intérieur
© Karl-Heinz Spremberg

Le passage à vide de 2009 dû à la crise économique, avec un seul point de croissance, est déjà loin derrière. Le Pérou a retrouvé les niveaux qu’il a connu au cours des huit dernières années,  et le FMI table même sur un taux de croissance de 6,3 % pour 2010. Divers organismes financiers internationaux font l’éloge de ce dynamisme, fruit d’une politique économique interne rigoureuse et des bons résultats du secteur de l’exportation.

La croissance soutenue du PIB a permis à Alan García de mettre en œuvre une politique sociale d’envergure afin de lutter contre la pauvreté. Plus de 3 millions de Péruviens, des régions amazoniennes et andines, ont ainsi accès à l’électricité pour la première fois. L’État s’efforce également d’améliorer les conditions d’accès à l’eau et a entrepris des efforts importants dans le domaine de l’éducation.

En 2006, alors qu’Alan García entamait son second mandat, la pauvreté touchait 48 % des 28 millions d’habitants que compte la population péruvienne. Si l’on en croit les chiffres officiels fournis par l’INEI (l’Institut National des Statistiques et de l’Informatique), ce pourcentage a chuté de 14 % au cours des quatre dernières années. Le chef de l’État s’était fixé comme objectif d’arriver à 30 % de la population et serait donc à quatre points du but, à un an de la fin de son mandat.

Aujourd’hui, environ 10 millions d’habitants vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté, parmi lesquels 4 millions sont considérés comme extrêmement pauvres ou indigents. Ces mesures se basent sur les besoins essentiels non satisfaits (eau, assainissement et électricité) et sur des revenus mensuels individuels de 82 dollars en zone urbaine et de 60 dollars à la campagne. Ceux qui subsistent avec moins d’un dollar par jour sont considérés comme indigents.

L’opposition, si elle reconnaît volontiers les progrès notables obtenus par le gouvernement, estime cependant qu’ils sont insuffisants et souligne la disproportion des résultats : en 10 ans, l’économie péruvienne a connu une croissance de 50 %, tandis que la pauvreté a reculé de 20 %. Deux décennies de croissance ininterrompue seraient donc nécessaires pour que le Pérou réussisse enfin à éradiquer ce fléau.

Or, les excellents résultats des dernières années dépendent fortement de facteurs extérieurs, que ni le secteur privé ni le secteur public ne peuvent influencer. Le Pérou est en effet un exportateur majeur de matières premières, dont les prix internationaux ont considérablement augmenté au cours des dernières années.

Les avancées obtenues en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités restent donc conditionnées par la stabilité des marchés mondiaux et pourrait rapidement être réduites à néant en cas de nouvelle crise économique.

Andina

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