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Le goudron sur les plages du Texas provient-il vraiment de la plate-forme Deepwater Horizon?

/ Amérique du nord

Cet été, les baigneurs des plages du Texas bronzeront à l’huile de pétrole ; et les châteaux de sable de McFaddin Beach sentiront bon l’or noir. Et pour cause : des boulettes de goudron ont été retrouvées sur la péninsule de Bolivar ainsi qu’à l’ouest des plages de Galveston.

boulette de pétrole sur les plages
© Danny Hooks

Les vacances au bord de la mer s’annoncent un tantinet bitumineuses aux États-Unis. La liste des plages américaines touchées par la marée noire ne cesse de s’agrandir. Après la Louisiane, le Mississippi, l’Alabama et la Floride, c’est au tour du Texas de goûter aux joies des plages ‘macadamisées’ par le pétrole de BP.

Les résultats des dernières analyses divulgués le 13 juillet par l’adjudant-chef Lionel Bryant confirment que les boulettes de goudron retrouvées sur les plages de Galveston et de Bolivar proviennent bien de la marée noire engendrée par l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon.

Les faits débutent le 3 juillet lorsque des résidents de Bolivar alertent la Garde côtière après avoir découvert des boulettes de brut sur Crystal Beach. Quelques jours plus tard, des opérations de nettoyage sont lancées. Des galettes de goudron allant de la taille d’une pièce de cinq centimes à celle d’un  paillasson sont ramassées entre les grains de sable et la flore des plages du Texas.

Les résultats des tests initiaux effectués par le laboratoire de la Garde côtière du Connecticut garantissent que les boulettes retrouvées à Galveston sont issues de la plate-forme Deepwater Horizon. Dès le 5 juillet, La nouvelle se propage comme un feu de paille dans les médias. Mais des doutes apparaissent. Les résultats d’une analyse plus poussée réalisée par un laboratoire de la Louisiane démontrent que la plupart des galettes découvertes sur les plages texanes ne proviennent pas de la marée noire. Il faudra finalement attendre le 13 juillet pour valider la totale responsabilité de BP dans ce dossier.

N’aurait-il pas mieux valu attendre les résultats du 13 juillet pour annoncer la nouvelle ? Imaginons que les derniers résultats infirmaient l’implication de BP dans cette affaire de pollution, la compagnie pétrolière aurait été accusée à tort. En d’autres termes, il est préférable de ne pas inculper une personne morale ou physique sans véritable preuve. Elle pourrait se retourner contre vous.

The Miami Herald

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