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des récifs artificiels pour le tourisme de plongée

/ Amérique du nord

Le parc touristique de Xel-Há, situé au bord de la mer des Caraïbes, propose des activités liées à l’observation de la faune sous-marine depuis bientôt 30 ans. Afin d’accroître les populations de poissons qui vivent à l’intérieur du parc, des récifs artificiels ont été implantés dans le lagon, où ils font désormais la joie des plongeurs.

© Kian Khoon Tan

C’est au cœur de la Riviera Maya, entre sites archéologiques précolombiens et barrières de corail, que s’étend le parc de Xel-Há. Réputée pour la diversité et la beauté de ses fonds sous-marins, cette région du sud du Mexique attire chaque année des millions de touristes venus du monde entier.

Au mois de février de l’année 2009, cinq récifs artificiels ont été immergés dans le parc de Xel-Há dans le cadre d’un projet pilote. Les poissons n’ont pas tardé à les coloniser, et il a été décidé d’étendre le programme en installant pas moins de 75 récifs, pour un investissement total de 400 000 pesos (24 000 euros).

Selon Ricardo Sáenz Morales, biologiste et responsable du développement durable au sein du parc, on compte aujourd’hui entre 700 et 1 500 poissons de différentes espèces autour de chaque groupe de 10 récifs artificiels.

Le spécialiste explique que les récifs offrent aux poissons un environnement sûr, où vivre et s’alimenter. Il estime que les récifs artificiels permettent en outre de réduire la pression exercée sur les récifs naturels par les populations de poissons.

Le parc reçoit entre 800 et 3 000 visiteurs chaque jour, et cet aménagement des fonds marins est avant tout destiné à répondre à leurs attentes. Si on peut déplorer l’aspect commercial de cette initiative, celle-ci n’en reste pas moins intéressante au niveau écologique. Les bénéfices des récifs artificiels pour la biodiversité des écosystèmes marins ne sont plus à prouver, et ce type de tourisme a le mérite de limiter l’accès des plongeurs aux barrières de corail naturelles en leur offrant le spectacle qu’ils sont venus chercher dans une zone contrôlée.

Diario de Yucatán

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