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la problématique des ampoules basse consommation…

/ Asie

Lors d’un forum sur l’élimination des lampes à faible rendement tenu à Shanghai, les politiques se sont engagés à une réduction drastique des ampoules à incandescence. L’occasion de faire le point sur la perception des risques de pollution portés par les ampoules basse consommation en Chine.

© Claudio Divizia

Liu Shiping, secrétaire général de l’Association chinoise sur l’éclairage, a expliqué lors de ce forum les risques de pollution des ampoules fluo compactes (AFC). Ce risque se situe aux étapes de production et d’élimination des ampoules.

Les AFC contiennent du mercure, métal liquide qui s’évapore facilement au contact de l’air. Pour éviter sa dispersion dans l’environnement, les gros producteurs utilisent du mercure solide qui est plus facilement récupérable. Mais nombre de petites entreprises n’ont pas les moyens ou la volonté de changer leur outil de production. Lorsqu’une ampoule produite par ce type de société se casse, le mercure est presque impossible à récupérer.

Les rebuts lors de la production des AFC sont de l’ordre de 2%. La récupération des ampoules défectueuses est donc un enjeu majeur. A Xiamen, ville qui concentrerait 20% de la production mondiale d’ampoules FC, il n’y a pourtant qu’une unité de recyclage de type MRT. C’est que l’activité n’est pas rentable.

Au niveau de la récupération des ampoules usagées, le challenge est encore plus important.

La problématique est simple. D’une part, la société n’a pas conscience de la nécessité d’un réseau structuré de recyclage. D’autre part, contrairement aux équipements électroménagers, les ampoules ont une faible valeur.

C’est ainsi que Chen Yansheng , responsable de l’association professionnelle des équipements d’éclairage, résume une situation inquiétante.

Aujourd’hui, le système le plus basique de tri des ordures ménagères n’est même pas au point. Etablir un circuit dédié pour les ampoules FC ? Utopique !

Liu Shiping confirme.

Exiger que les producteurs se chargent du cycle de vie entier de leur produit est totalement illusoire. Imaginez un producteur de Pékin qui a vendu ses ampoules au Tibet. Le transport des ampoules usagées de Lhassa à Pékin polluerait plus que ce qui a été économisé pendant la durée de fonctionnement de l’ampoule.

Pourtant, seulement deux alternatives plausibles se présentent. L’une est que le recyclage soit géré par les producteurs, l’autre transmettrait cette charge au gouvernement. La seconde solution, adoptée par l’Espagne, semble avoir les faveurs des décideurs chinois. A moins que, comme le proposent de concert messieurs Liu et Chen, les rôles ne soient partagés. Les entreprises pourraient se charger des gros usagers, alors que la partie consommateurs serait gérée par une entité publique. Une décision rapide s’impose !

energy.people.com.cn

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