Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

De la viande clonée circule sur le marché nord-américain ?

/ Amérique du nord

Alors qu’une enquête dévoile que deux bovins nés de vaches clonées ont été illégalement mis en vente en Grande-Bretagne, le Secrétaire américain de l’Agriculture a annoncé mardi 10 août qu’il ne sait pas si des vaches clonées ont approvisionné la chaîne alimentaire nord-américaine.

© Marcin Pawinski

Après la vache folle, c’est au tour de la vache clonée de défrayer la chronique. L’affaire éclate au début du mois d’août suite aux aveux d’un fermier britannique suivant lesquels il coupait son lait de vache avec du lait de vache clonée. Après enquête, l’agence en charge de la sécurité alimentaire a annoncé que du bœuf issu d’une vache clonée avait été frauduleusement commercialisé en Grande-Bretagne.

Un vent de panique s’empare alors des consommateurs européens, mais aussi américains. La Food Standards Agency (FSA) a en effet déclaré que les bovins clonés sont les descendants d’une vache clonée aux États-Unis dont les embryons ont été expédiés au Royaume-Uni.

De son côté, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a décidé d’ouvrir une enquête, suite à l’allégation du producteur laitier selon laquelle il aurait vendu des embryons d’une vache clonée en Grande-Bretagne à des éleveurs  canadiens.

Du lait incriminé circule-t-il aux États-Unis et au Canada ? Peut-être. Mais pour Tom Vilsack, le secrétaire à l’Agriculture de l’administration Obama, il est trop tôt pour tirer des conclusions.

Aujourd’hui,  je ne peux pas répondre à votre question de manière affirmative ou négative. Ce que je sais c’est que toutes les recherches et tous les avis attestent qu’il n’y a pas de danger.

Faut-il donc vraiment s’alarmer ? Les autorités sanitaires se montrent pour l’instant rassurantes sur les dangers liés à la consommation de vaches clonées. Selon une étude publiée par des scientifiques américains et japonais en 2005, le lait et la viande provenant de bovins clonés semblent consommables. Les scientifiques ont constaté que la viande de vache clonée était légèrement plus élevée en acides gras que celle d’une vache normale, mais qu’en dehors de cela il n’y avait pas de différences significatives entre les deux bêtes.

Dans la même veine, un rapport publié il y a deux ans par la Food and Drug Administrationa conclu que les porcs, les chèvres et les bovins clonés peuvent être consommés sans crainte, tout comme leur progéniture. Mais les conclusions des autorités américaines ne font pas l’unanimité. Le mois dernier le Parlement européen a interdit la vente de viande ou de produits laitiers issus d’animaux clonés et leur descendance. La déclaration devrait devenir loi au cours des prochains mois. Les États membres de l’Union Européenne estiment qu’il faut poursuivre les recherches avant de donner le feu vert.

THE VANCOUVER SUN

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers commentaires