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un gel porteur d’espoir pour combattre le sida

/ Afrique

Si on ne dispose toujours pas d’un vaccin qui soigne définitivement le sida, un gel vaginal très prometteur contenant un anti-rétroviral a été testé en Afrique du Sud sur 890 femmes âgées de 18 à 40 ans. Bien que ce microbicide ne soit pas un remède miracle, il semble être un traitement non négligeable pour un continent particulièrement frappé par le virus.

© Dima Lomachevsky

Depuis deux décennies les scientifiques cherchent en vain un microbicide vaginal efficace pour empêcher l’apparition du VIH. Jusqu’ici, plus d’une trentaine de projets sont tombés dans les oubliettes faute de résultats probants. Sauf que le mardi 20 juillet, lors de la 18e Conférence internationale sur le sida,  un couple de chercheurs – le Dr Salim Abdool Karim S et le Dr Salim Abool Quarraisha – travaillant à Caprisa, un Centre pour le programme de recherche sur le sida basé à Durban en Afrique du Sud, a dévoilé les résultats d’un  premier test prometteur.

L’étude parue dans la revue Sciences a porté sur 890 femmes qui devaient appliquer quotidiennement un gel vaginal microbicide contenant du ténofovir, un médicament anti-rétroviral couramment utilisé pour traiter le sida. Les participantes à l’étude s’administraient le gel 12 heures avant et après les rapports sexuels.

Plutôt encourageants, les résultats  montrent que le risque d’infection baisse de 50% au bout d’un an et de 39% au bout de deux ans et demi chez celles qui ont consommé le gel. Les jeunes femmes qui ont appliqué ce gel dans plus de 80% des relations sexuelles ont été protégées à 54% sur trente mois.

Avant de se lancer dans la production de milliards de doses, les scientifiques souhaitent  qu’une troisième phase de l’étude soit enclenchée à plus grande échelle. La durée des tests et la taille réduite de la population testée ne peut pas garantir le taux de fiabilité du gel.

Si l’expérience s’avère concluante, il faudra probablement attendre encore plusieurs années avant que le produit soit commercialisable. Mais estimé à moins de 25 centimes la dose, ce gel pourra sauver la vie de nombreuses femmes victimes de la maladie.

Une autre étude menée au Malawi, parrainée par la Banque mondiale, et rendue publique le dimanche 25 juillet, démontre que les écolières pauvres qui reçoivent chaque mois de petites sommes d’argent débutent plus tardivement les rapports sexuels ; et s’adonnent au coït moins régulièrement et avec moins de partenaires. Plus la somme versée augmente, plus le nombre de filles acceptant des relations sexuelles en échange de cadeaux et d’argent diminue. Force est de reconnaître que l’extrême pauvreté est la plus grande de toutes les ‘maladies’.

My Africa Magazine

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