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la Méditerranée abrite les écosystèmes marins les plus menacés au monde

/ Europe

Ce constat alarmant fait suite à une étude d’envergure internationale, coordonnée en Espagne par des chercheurs du Conseil Supérieur d’Investigations Scientifiques, le CSIC. La présence importante d’espèces invasives, la surexploitation des ressources, la pollution et la perte d’habitat comptent parmi les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité de la mer Méditerranée.

© Sergio Bertino

Grâce au réseau mondial de chercheurs du projet CoML (Census of Marine Life/Recensement de la vie marine), la biodiversité des océans de la planète fait depuis 2003 l’objet d’une évaluation globale. Divisés en 25 zones, les écosystèmes marins ont été classés par les chercheurs selon leur niveau de menace. La Méditerranée arrive en tête de ce triste palmarès, suivie de près par le Golfe du Mexique et par la plateforme continentale chinoise.

Plus inquiétant encore, les scientifiques n’envisagent aucune amélioration à court terme. Selon Marta Coll, chercheuse à l’Institut des Sciences de la Mer, les menaces liées à la dégradation de l’habitat et au changement climatique, comme l’augmentation de la température de l’eau, vont certainement s’aggraver dans les années à venir.

La Méditerranée est la région qui compte le plus grand nombre d’espèces invasives : 637 au total. Viennent ensuite les côtes atlantiques européennes, avec 245 espèces. Les scientifiques estiment que la plupart de ces espèces sont originaires de la mer Rouge, et qu’elles sont entrées dans la mer Méditerranée en empruntant le canal de Suez.

À l’heure actuelle, près de 17 000 espèces marines ont été répertoriées en Méditerranée. Seules les eaux australiennes, japonaises et chinoises abritent une biodiversité plus importante. Pourtant, Marta Coll explique que de grandes régions au sud et à l’est de la mer Méditerranée restent inexplorées. Les scientifiques estiment même que 75% des espèces vivant dans les profondeurs n’ont toujours pas été décrites.

Ces travaux se basent à la fois sur l’analyse de données bibliographiques et sur des avis d’experts, et ont permis d’actualiser nos connaissances sur la biodiversité marine à l’échelle de la planète, en particulier sa distribution et sa quantification. La revue scientifique en ligne PLoS ONE publie cette étude dans son dernier numéro, dans le cadre d’un article sur le projet CoML.

Conseil Supérieur d’Investigations Scientifiques (CSIC)

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