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un abri pour les ours les plus menacés de la planète

/ Amérique du sud

L’ours à lunettes, unique représentant de la famille des ursidés en Amérique du Sud, est victimes des superstitions et de la disparition progressive de son habitat. Cet habitant de la cordillère des Andes continue d’être chassé, malgré les lois censées le protéger.

Ours à lunettes, Tremarctos ornatus © Alessandro Rizzolli

Les mythes ont la peau dure, et ils coûtent cher aux espèces menacées. À l’instar des ailerons de requin ou des cornes de rhinocéros, les griffes de l’ours à lunettes sont réputées pour leurs vertus aphrodisiaques, et plusieurs cultures attribuent des effets thérapeutiques à d’autres parties de son corps.

L’ours à lunettes doit son nom aux taches claires qu’il porte près des yeux, et qui contrastent avec son pelage brun. On le rencontre dans les Andes, depuis le Panamá jusqu’au nord de l’Argentine. Imarú Lameda, chercheuse partenaire de divers organismes de protection de la biodiversité en Amérique Latine, s’intéresse actuellement à la place qu’occupe l’ours à lunette dans les cultures andines et aux croyances qui lui sont associées. Elle effectue ses travaux à l’Université de Salta, dans le nord de l’Argentine, et estime qu’entre 2 et 4% de l’habitat de cette espèce disparaissent chaque année. Par ailleurs, les villageois accusent les ours à lunettes de s’attaquer à leurs troupeaux et continuent de les chasser et de les tuer.

Cet animal extrêmement solitaire se nourrit principalement de végétaux, mais il est omnivore et mange parfois des insectes, des rongeurs, des poissons, des ovins ou des bovins. Les mâles peuvent atteindre 2 mètres, pour un poids de 180 kilos, tandis que la femelle ne dépasse pas 1,20 mètre. Malgré sa grande taille, il s’en prend très rarement à l’homme : les attaques signalées ont presque toujours lieu lorsqu’il est chassé.

À l’exception de l’Argentine, où la présence de l’ours à lunettes reste très occasionnelle, tous les pays où vit ce grand mammifère ont adopté une législation visant à interdire le trafic et la chasse de l’ours. Toutefois, la chercheuse estime que les autorités ne font rien pour veiller à son application et ne prennent aucune mesure pour enrayer la perte de son habitat.

L’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a placé cette espèce sur la liste des animaux menacés, dans la catégorie ‘vulnérable’, mais aucun recensement récent ne permet d’évaluer leur population actuelle.

Canal Clima

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