Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

enfin un peu de transparence !

/ Afrique

Ce fut laborieux, mais c’est désormais une réalité : les 2 plus grandes entreprises du pays, Sonangol et BAN (Banco Nacional de Angola), rendent leurs comptes intégralement publics et accessibles aux citoyens qui voudraient les consulter. Ils sont accompagnés de rapports élaborés par des auditeurs indépendants.


La publication des comptes audités des deux entreprises était une condition posée par le FMI pour le déblocage de la seconde tranche de l’emprunt de 2,25 milliards de US$ sollicité par l’Angola pour faire face à ses problèmes de liquidité. La préoccupation du FMI par rapport aux comptes des deux entreprises vient du fait qu’elle pèsent fortement dans l’économie locale. Sonangol, concessionnaire des droits miniers pour la prospection, recherche, développement et production des hydrocarbures liquides et gazeux, représente plus de 80% des recettes de l’État, et plus de 95% des exportations. Au total, elle génère près de la moitié de la richesse nationale de l’Angola. La BNA (Banque Nationale d’Angola) est, pour sa part, le banquier de l’État qui décide de la politique monétaire et gère les réserves en devises.

Les comptes de 2007 et 2008 de Sonangol ont été audités par Ernst & Young, qui a émis des réserves significatives en ce qui concerne les relations financières avec l’État, sujet qui préoccupe particulièrement le FMI.

[…] Il ne nous a pas été possible de déterminer si les justificatifs financiers de l’entreprise reflétaient toutes les transactions, droits et obligations liés à l’activité de concessionnaire”, alerte le cabinet.

D’après la loi angolaise, Sonangol doit reverser au Trésor National au moins 90% des recettes de la vente de pétrole brut.

En dépit des progrès réalisés, Sonangol ne présente toujours pas de comptes consolidés. Ainsi, les participations des filiales Recherche et Production, Gaz Naturel, Infrastructures d’exploration et Distribution (qui gère toutes les stations services du pays ainsi que la raffinerie de Luanda), ne sont pas auditées.

En ce qui concerne la BNA, les plus gros doutes des auditeurs pèsent sur les réserves en devises du pays, dont la gestion est à la charge de l’institution. Le bilan au 31 décembre 2009 mentionne notamment des actifs à l’étranger dont l’existence n’a pas pu être complètement vérifiée. Or, éplucher le montant exact des réserves en devises du pays est une des principales préoccupations du FMI car celles-ci sont à l’origine d’importants problèmes de liquidité, de cautions et d’investissements. En outre, l’audit n’a pas pu conclure sur l’origine des écarts détectés entre le système informatique qui gère les caisses fortes et les registres comptabilisés. La BNA avait en réserve, au 31 décembre 2009, l’équivalent de 4,7 milliards de US$ en monnaie nationale.

www.exameangola.com

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Derniers commentaires