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Faire face au problème de l’eau depuis le tsunami

/ Océanie

Un an déjà que le tsunami a dévasté Samoa et les organismes d’aide essayent toujours de résoudre le problème d’approvisionnement en eau potable.

L’ajout de l’accès à l’eau à la liste des Droits fondamentaux de l’Homme ce mois-ci ne pouvait pas mieux tomber pour les nombreux Samoans de la côte sud-est qui souffrent encore des ravages de l’année dernière, qui avaient détruit 20 villages et privé 3 000 personnes de foyer.

Beaucoup ont décidé de déménager dans les terres, créant un besoin de nouvelles infrastructures, avec comme défi majeur d’approvisionner en eau ces nouveaux lieux d’habitation, normalement utilisés pour la plantation.

Comme l’île n’a que très peu de points d’eau potable naturels, dans les premier jours après le tsunami, l’urgence a été de fournir de l’eau à boire pour tout le monde. Maintenant, c’est de l’eau pour cuisiner et se laver qu’il faut apporter à ces familles déplacées à 2km ou plus de leurs habitations précédentes, d’abord par tanks et maintenant en collectant l’eau de pluie, en attendant que les infrastructures soient prêtes. Bien que précaires, les réservoirs à pluie équipés de filtres basiques devraient éviter les risques de contamination et de maladies transmises par les excréments d’oiseaux.

Paul Scoringe, porte-parole de la Croix Rouge en Nouvelle-Zélande, explique qu’il faut envisager des moyens sur le long terme car il est certain que de nouveaux cyclones et tempêtes frapperont bientôt l’archipel.

Le Ministère de la Santé a lancé un programme éducatif pour expliquer aux familles comment recueillir et traiter l’eau, et bien que ce soit un bon début, les experts continuent à exiger plus d’efforts sur la gestion de la qualité de l’eau par le gouvernement.

En effet, les maladies comme la typhoïde et la gastroentérite font partie des plus fréquentes contaminations par l’eau à Samoa, où les gens sont 4 à 5 fois plus touchés qu’en Australie par exemple.

Outre la création d’une division de gestion de l’eau au gouvernement, les Autorités de Gestion de l’Eau de Samoa préconisent le développement de l’utilisation d’un lac dans le sud est, qui pourrait approvisionner 1 700 personnes en eau potable.

Les zones rurales sont plus chanceuses que les zones urbaines de l’île où les tests échouent à 40% pour la qualité de l’eau, avec une tendance à privilégier l’approvisionnement au détriment de la qualité.

Il est en effet difficile de trouver un équilibre entre investir dans de bons tuyaux pour fournir l’île en eau, et un bon système d’assainissement à la source. Dans les villes, les tuyaux fuient et le traitement chimique devient hors de prix. Au total, on perd environ 60% de l’eau déplacée.

Les causes principales de pollution de l’eau sont la déforestation, l’agriculture et les activités des populations alentour.

Pour ceux qui souhaiter revenir sur la côte, les espoirs sont possibles, une partie des maisons et immeubles peuvent être réutilisés, mais le système de canalisation a été très largement endommagé et nécessite beaucoup de travail.

La Croix Rouge a encore 4 ans de travail de son programme dans l’archipel et compte mettre ce temps à profit pour se concentrer sur l’eau et les installations sanitaires.

pacific.scoop.co.nz

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