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L'hiver, un cocktail Chaleur-Sécheresse-Pollution détonant

/ Amérique du sud

A priori, quoi de plus agréable que de passer l’hiver au soleil, sous une chaleur oscillant entre 25 et 30 degrés ? On se dit qu’il doit faire bon vivre dans un pays tropical comme le Brésil… Mais la réalité quotidienne des grandes métropoles du pays à cette saison est loin d’être aussi idyllique.

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Prenons l’exemple de São Paulo. En ce moment, l’hiver ressemble à cela : une température atteignant les 32° C l’après-midi, moins de 1 mm de pluie depuis le début du mois. Le chiffre le plus inquiétant concerne le taux d’humidité relative. Celui-ci a oscillé entre 11% et 17% durant la semaine du 23 août, et un record historique a été battu le 14 août avec un taux à 10%. Bref, des niveaux très inquiétants si on se fie à l’échelle établie par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) :

< 30% état de vigilance

12 à 20% état d’alerte : danger pour la santé

< 12% état d’alerte maximum : très dangereux pour la santé, interdiction de toute activité physique à l’air libre

A titre de comparaison, l’indice dans le désert du Sahara oscille entre 10 et 15%.

Ce véritable climat désertique serait pourtant supportable si on ne se trouvait pas dans une métropole de 20 millions d’habitants à l’activité intense, véritable ‘poumon’ économique du Brésil. Mais le poumon est en train de s’asphyxier. Quand les indices de sécheresse et chaleur s’élèvent, ils entraînent avec eux ceux de la pollution atmosphérique. La pollution à l’ozone, par exemple, a atteint un indice de 207 sur une échelle où 100 est le niveau acceptable. Selon des études récentes, l’air de São Paulo est considéré comme 10 fois plus pollué qu’un air satisfaisant, avec 116,7 microgrammes de particules par mètre cube d’air (niveau acceptable définie par l’OMS = 10 microgrammes/m3).

Les conséquences de ce cocktail chaleur-sécheresse-pollution concernent d’abord la santé : problèmes respiratoires, infections et inconfort du nez et de la gorge, irritations des yeux, problèmes circulatoires et vasculaires, entre autres, ont fait augmenter les consultations médicales de 40% la semaine dernière.

Il y a aussi des conséquences sur l’environnement avec notamment une recrudescence des incendies – 60 nouveaux foyers dans la seule journée de mercredi.

Réchauffement climatique ou phénomène passager ? Les spécialistes n’ont donné que très peu d’explications à la population pour le moment. Ils se contentent des conseils classiques : s’hydrater, manger léger, éviter le sport à l’air libre, humidifier les pièces de la maison. Certains avancent cependant comme élément d’explication le phénomène de La Niña qui sévit depuis le début de l’année. Au contraire de El Niño, il se caractérise par une diminution de 1 à 2° C de la température de la superficie des océans, et allonge les périodes de sécheresse dans certaines régions.

estadao.com.br

blog.educacional.com.br

oglobo.globo.com

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