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A Shanghai, l’éducation enfin gratuite pour les enfants de travailleurs migrants

/ Asie

Shanghai a mis en place il y a trois ans un programme progressif pour annuler les frais de scolarité pour les enfants de travailleurs migrants. Lors de la rentrée de cette année, le dispositif couvre pour la première fois la totalité de la mégalopole. Pour le plus grand bonheur des familles.

© Thomas Perkins

L’éducation gratuite en Chine est conditionnée par la possession d’un Hukou (livret de famille) local, ce qui rend la tâche difficile pour les travailleurs migrants. Ces populations courent aux 4 coins de la Chine pour chercher du travail, et leurs enfants ne peuvent jouir de l’éducation gratuite que dans leurs villages d’origine. Cela a donné lieu à des drames familiaux pendant longtemps, mais les choses changent. Comme souvent, c’est par Shanghai que le progrès arrive.

Il y a 3 ans, Shanghai a lancé un programme ‘éducation obligatoire gratuite pour les enfants des mingongs (travailleurs migrants)’. Cette année, le dispositif couvre enfin la totalité de la municipalité. Grâce à cette mesure, des familles ont pu se reconstruire auprès des gratte-ciel de Pudong.

Mais pour cela, il a fallu investir. Dans les banlieues où la plupart des mingongs sont logés, le gouvernement municipal a construit des écoles. Grâce à environ 10 milliards de yuans (environ 1,15 milliards d’euros), plus de 360 écoles ont ouvert leurs portes. Les autorités ont aussi fait pression sur les écoles publiques de Shanghai pour augmenter la taille de leurs classes et accueillir plus d’élèves de cette couche sociale défavorisée. Rien que sur l’année dernière, le gouvernement a débloqué 3,69 milliards de yuans (environ 423 millions d’euros) pour augmenter les tailles des classes. Enfin, des écoles de fortune montées par le passé par des migrants ont été reconnues par l’état. Elles ont donc désormais droit à des subventions et rentrent dans le cadre de l’administration des écoles privées, avec professeurs de qualité et infrastructures améliorées.

Les reportages ont été nombreux par le passé à critiquer l’indifférence de l’administration pour les ouvriers migrants. Leur contribution au miracle économique chinois est pourtant reconnue par tous. Malgré cela, ils étaient souvent obligés de partir dans les villes en laissant leurs enfants à la garde des grands parents. L’envoi du salaire mensuel ne change pas le manque d’amour et ne remplace pas la présence des parents.

Mais les images d’enfants murés dans le silence et aux visages fermés fait place cette année aux sourires des familles réunies. Pour la rentrée, Yang Shunyou a accompagné sa fille Yang Meng dans sa nouvelle école. Avec la gratuité des livres scolaires et de l’éducation, Monsieur Yang avait le sourire facile.

Les charges pour les mingongs ont été réduites et la qualité de l’enseignement est excellente. Les résultats de ma fille sont très bons, ça me donne un bonheur immense.

Sa fille n’est pas en reste :

Ils nous ont construit une bibliothèque, on peut apprendre plus en dehors des cours. Et l’environnement pour étudier ne cesse de s’améliorer. Je suis tous les jours ravie d’aller à l’école et d’apprendre des nouvelles choses.

Il ne reste plus qu’à généraliser la mesure à toutes les villes chinoises ! Car à Canton, Shenzhen ou Wuhan, trop de parents n’ont pas encore la possibilité de pouvoir scolariser leurs enfants auprès d’eux.

china.cnr.cn

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