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Des champignons hallucinogènes pour réduire le stress lié au cancer

/ Amérique du nord

Des professeurs du centre médical d’Harbor-UCLA de Torrance en Californie ont découvert que la psilocybine, l’ingrédient actif des champignons hallucinogènes, réduit l’anxiété et améliore l’humeur des personnes atteintes du cancer.

Psilocybe semilanceata. © Ralpharama

Charles Grob et ses collègues du centre médical d’Harbor-UCLA de Torrance ont recruté douze patients cancéreux en phase terminale âgés de 36 à 58 ans. L’étude s’est passée en deux temps. Lors de la première étape les sujets ont ingurgité de la psilocybine, l’ingrédient psychoactif que l’on retrouve dans les champignons hallucinogènes. Les patients ont ensuite pris de la  vitamine B3, la niacine.

Les tests se sont déroulés dans une unité de recherche en milieu hospitalier. Les malades ont été suivis de près pendant six heures. Il leur était conseillé de rester au lit, porter des masques pour les yeux et écouter de la musique durant les sessions.

Le rythme cardiaque, la pression artérielle et la température des volontaires ont été mesurés tout au long du traitement ; ainsi que le niveau de dépression, d’anxiété et l’humeur des patients. Deux semaines après la prise de la psilocybine, les bénévoles ont déclaré se sentir moins déprimés. À contrario, la niacine n’a pas réduit le niveau d’anxiété des malades.

Six mois après le début du traitement, les patients ressentaient encore les bienfaits de la psilocybine. De faibles altérations mentales ont tout même été constatées. Mais les effets physiologiques semblent mineurs comparativement aux bénéfices procurés par la psilocybine.

Plusieurs médecins désapprouvent toutefois l’utilisation médicale des champignons hallucinogènes. Les recherches menées sur les drogues psychédéliques dans les années 1950 et 60 – bien souvent à des fins non médicales – ont terni la réputation des champignons hallucinogènes.

Des études plus récentes ont par ailleurs dévoilé que certains patients sont en proie  à de l’inquiétude extrême dans les heures suivant la prise de psilocybine. Plusieurs malades expérimentent même des phénomènes hallucinatoires s’approchant de l’expérience mystique.

Des tests supplémentaires sont nécessaires pour examiner la sécurité et l’efficacité des champignons hallucinogènes. La psilocybine constitue néanmoins une piste à ne pas négliger pour soulager les derniers jours des malades.

newscientist.com

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