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les effets à long terme

/ Amérique du nord

Les tortues, représentantes emblématiques des espèces marines menacées d’extinction, risquent de souffrir longtemps encore des conséquences de la marée noire. Bien que les nappes superficielles semblent disparaître rapidement, le pétrole pourrait endommager gravement les fonds marins et entraîner la contamination des espèces dont se nourrissent les tortues marines.

Tortue olivâtre

Selon un groupe de scientifiques des 15 pays membres de la Convention interaméricaine pour la protection et la conservation des tortues marines, il faudra attendre au moins 10 ans pour évaluer l’impact des 780 millions de litres de pétrole brut qui se sont déversés dans le Golfe du Mexique. Les chercheurs se disent très préoccupés par les dégâts que peuvent provoquer les hydrocarbures sur les espèces vivant en profondeur. Le régime alimentaire des tortues marines comprend en effet des crevettes, des crabes et des mollusques qui vivent tous au fond de l’océan. La tortue olivâtre, la plus petite des tortues marines et également la plus menacée, pourrait être la première touchée.

René Márquez, vice-président du Comité scientifique de la Convention, explique que les conséquences immédiates de la fuite de pétrole sur les tortues marines restent inconnues pour l’instant. Les biologistes estiment cependant que les populations juvéniles ont dû être affectées, les jeunes tortues ayant pour habitude de se regrouper dans une zone touchée par la marée noire pour se nourrir. Encore trop jeunes pour migrer ou se déplacer sur de grandes distances, elles sont virtuellement piégées dans ce secteur.

Six des espèces de tortues marines que l’on rencontre au large des côtes américaines sont menacées d’extinction. La tortue olivâtre, la tortue imbriquée et la tortue luth connaissent une situation particulièrement critique. Victimes de la sur-pêche, des filets et du ramassage de leurs œufs sur les plages de nidification, elles souffrent aussi du développement anarchique des infrastructures hôtelières sur le littoral, dont les lumières nocturnes viennent perturber leur ponte. Pour René Márquez, qui a coordonné le plan de restauration des tortues marines au Mexique pendant 30 ans, la région du Mississippi est surexploitée, et les problèmes provoqués par la présence de nappes de pétrole viennent aggraver une situation déjà très préoccupante.

observadorglobal.com

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