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Les raies manta n’ont pas livré tous leurs secrets

/ Amérique du sud

Un groupe de scientifiques étudie le comportement de ces paisibles géants des mers, afin de confirmer l’existence d’une nouvelle espèce, découverte en 2009 au Mozambique. Les côtes équatoriennes abritent d’importantes populations de raies manta, et les chercheurs tentent de déterminer s’il s’agit de l’un de leurs lieux de reproduction.

Raie manta

Malgré la fascination suscitée par ces créatures majestueuses, dont le déplacement gracieux s’apparente plus au vol qu’à la nage, les raies manta demeurent des animaux bien mystérieux. Andrea Marshall, une jeune chercheuse installée au Mozambique, a déjà passé plus de neuf années de sa vie à étudier ces créatures, auxquelles elle a consacré sa thèse. C’est elle qui a proposé de scinder l’espèce en deux groupes distincts : Manta birostris, la dénomination actuelle, et Manta Alfredi, une nouvelle espèce plus petite dont l’habitat serait limité aux récifs de faible profondeur. Ses travaux ont également permis de prendre conscience des menaces qui pèsent sur les raies manta et ont conduit l’UICN, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, à les placer sur la liste des espèces quasi menacées.

Surnommée Reine des raies manta par la BBC, qui lui a consacré un documentaire, Andrea Marshall se trouve actuellement en Équateur aux côtés d’autres scientifiques pour y approfondir ses recherches. Elle effectue des plongées au large de l’Isla de la Plata, un sanctuaire marin unique abritant une importante population de raies manta, qui viennent y chercher du plancton. Pour la première fois, un émetteur satellite a été placé sur une Manta birostris du Pacifique Oriental, et permettra de déterminer s’il s’agit d’une espèce endémique ou migratrice, et à quelle profondeur elle évolue. Les raies manta peuvent également être identifiées grâce aux pigmentations de leur ventre : c’est pourquoi le photographe Mark Harding accompagne la jeune chercheuse dans chacune de ses plongées. Il possède déjà des clichés de 101 individus différents.

Les scientifiques pensent que les raies manta viennent se reproduire dans les eaux qui bordent l’Isla de la Plata, comme le font les baleines à bosse. Si cette hypothèse était avérée, il serait nécessaire de prendre des mesures limitant la pression exercée sur ce milieu par le développement démographique et l’écotourisme. En effet, les populations de raies manta semblent décliner rapidement, en raison notamment de la pêche illégale. La médecine asiatique attribue des vertus médicinales aux filaments de leurs branchies, et leur peau sert à confectionner des chaussures et des portefeuilles.

Selon Andrea Marshall, ces menaces pourraient amener l’UICN à reclasser l’espèce, qui passerait alors dans la catégorie ‘vulnérable’.

eluniverso.com

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