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Les routes se mettent à l’éco-asphalte en caoutchouc recyclé

Un asphalte composé à 20% de pneus recyclés commence à revêtir à grande échelle les routes brésiliennes. Cette technique inventée et brevetée aux États-Unis permet de recycler des millions de pneus en plus de produire un asphalte de meilleure qualité.

© Iakov Kalinin

A São Paulo, une des principales autoroutes d’accès à la métropole est en train de bénéficier d’une rénovation de son asphalte avec ce mélange écologique, sur 146 des 191 km regoudronnés. Une autre autoroute, la Bandeirantes, considérée par le Guide Quatro Rodas (Quatre Roues) comme la meilleure du pays, a reçu le nouveau mélange sur 8 kilomètres. L’opération, malgré la courte distance, a permis de recycler 450 000 pneus, qui mettent normalement environ 600 ans à se décomposer complètement. Fort de cette expérience, Autoban, le concessionnaire de l’autoroute, prévoit d’utiliser le revêtement sur 600 km en 2011, pour un investissement évalué à 35 millions d’euros.

Plus cher mais plus résistant

Selon le Directeur de l’entreprise concessionnaire, ce nouveau type d’asphalte est 30% plus cher mais 40% plus résistant. Certains annoncent même que ce revêtement écologique a une durée de vie deux fois plus élevée qu’un revêtement classique. Au-delà de sa durabilité, cet éco-revêtement apporte aussi une meilleure adhérence et génère moins de bruits.

Un nouveau produit qui bénéficie à toute la chaîne de création

Un des fournisseurs du mélange, la société Greca, prévoit, sous l’afflux de la demande, de doubler la capacité productive de ses 3 usines et d’en construire une 4ème. Le marché de l’éco-asphalte a commencé en 2004 et représente déjà 20% de ses ventes.

L’entreprise achète elle-même de la poussière de pneus recyclés à d’autres fournisseurs. Ces derniers se fournissent directement auprès des fabricants de pneus. Non seulement la matière première ne leur coûte rien, mais en plus ils reçoivent une indemnité (presque 100 euros la tonne) de la part des fabricants, au motif que ceux-ci sont tenus par la loi de récupérer et détruire les pneus d’une façon ‘écologiquement adaptée’. Ainsi, en 2005, l’Association Nationale de l’Industrie Pneumatique avait dépensé plus de 10 millions d’euros pour se débarrasser de 100 millions de pneus usagés.

Aujourd’hui, la majeure partie des pneus usagés est encore envoyée vers les fabriques de ciment, où elle sert de source d’énergie, grâce à son indice de combustion élevé mais les perspectives montrent que la tendance va s’inverser prochainement en faveur de l’utilisation des pneus pour revêtir écologiquement les routes du pays.

revistameioambiente.com.br

planetasustentavel.abril.com.br

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