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le représentant des négociations sur le climat met les points sur les i

/ Asie

Depuis 1989 Su Wei est le représentant de la Chine dans toutes les négociations internationales sur le climat. La semaine dernière il a écrit un texte publié par le Quotidien du peuple, visant à clarifier la position de la Chine sur la réduction des émissions de CO2. Extraits.

© Chris Elwell

Le monde s’accorde sur l’importance de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Après l’échec de Copenhague, la communauté internationale s’est donnée rendez-vous à Cancun début décembre. Pour préparer cette rencontre majeure, les négociateurs se sont rencontrés 3 fois à Bonn cette année. Du 4 au 9 octobre, la Chine compte bien faire jouer son rôle de pays hôte lors de la dernière réunion préparatoire qui aura lieu à Tianjin, pour faire avancer les points de friction. Qui sont malheureusement nombreux.

Jusqu’ici, toutes les négociations sur le climat ont mis en avant le principe de ‘responsabilités communes mais différenciées’. Que ce soit dans la feuille de route de Bali de 2007 ou le protocole de Kyoto, ce principe a été la pierre angulaire des négociations. Derrière lui, une seule logique : si tous les pays doivent s’unir, certains ont des responsabilités supérieures aux autres. Certes, les grands pays en développement ont des émissions qui vont bientôt atteindre celles des pays développés. Mais la situation actuelle est le résultat des émissions qui ont été faites depuis la révolution industrielle. Pendant tout le XXème siècle, les pays industrialisés ont relâché des grandes quantités de CO2, alors que les pays en développement avaient des émissions très basses. D’autre part, les émissions par habitant restent très inférieures dans les pays en développement.

Le problème qui nous ralentit est d’une part la volonté des pays industrialisés de remettre en question ce principe ou de l’affaiblir. Ils insistent sur la partie ‘responsabilités communes’ et diluent l’importance de la partie ‘responsabilités différenciées’. D’autre part, un point majeur de désaccord porte sur la question des transferts de technologie et les aides financières. La Chine considère que, étant donné que les pays industrialisés ont pu réaliser leur industrialisation pendant les XIXème et XXème siècle sans être soumis à aucune pression pour réduire ces émissions, le fait d’exiger que les pays qui réalisent cette transformation au XXIème siècle contrôlent leurs émissions sans aucune aide est injuste et inacceptable. La Chine accepte le principe de responsabilités communes et fait des efforts pour limiter ses émissions, notamment via la réduction de l’intensité énergétique, qui a été réduite de 20% pendant le onzième plan quinquennal (2005-2010). Cependant, les pays industrialisés devraient aider financièrement et technologiquement les pays en développement.

Des efforts seront faits à Tianjin pour rapprocher les positions des parties, en espérant que cela permette des avancées majeures lors du sommet de Cancun.

energy.people.com.cn

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