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L'air le plus pur du monde est ici!

/ Amérique du sud

Afin de comprendre comment était le climat de la planète avant la Révolution Industrielle, des spécialistes des Universités de São Paulo et Harvard sont allés à la recherche de l’air le plus pur possible, en Amazonie. Cette véritable recherche archéologique de l’air révèle des données inédites, cruciales pour la compréhension de la formation des nuages et des changements climatiques.


Pour prévoir le climat de la planète dans la futur, il est fondamental de comprendre le climat présent et passé, affirme Paulo Artaxo, de l’Institut de Physique de l’Université São Paulo, coordonateur de l’étude.

L’objectif de cette étude est de comprendre comment fonctionnaient les mécanismes de formation des nuages dans l’atmosphère sans la présence de polluants.

Les spécialistes ont réussi à isoler, pour la première fois, des aérosols (particules solides ou liquides en suspension dans l’atmosphère) en condition originelle. Travaillant sur une tour de 40 mètres de hauteur, à l’aide d’équipements extrêmement sophistiqués, les scientifiques ont réussi à déterminer une concentration de 200 à 300 particules par cm3. A titre de comparaison, ce chiffre est de plusieurs dizaines de milliers dans les grandes villes industrialisées. Or les particules sont essentielles pour la formation des nuages. C’est autour d’elles que des noyaux commencent à se regrouper pour former les nuages. Au-dessus des grandes villes, souvent, les nuages se forment à partir de particules de pollution.

L’étude permet de montrer que la formation des particules au-dessus de la forêt est une réaction secondaire obtenue à partir de composants gazeux émis par la végétation. Si la forêt disparait ou se transforme en prairie, il y aura interruption d’un des mécanismes les plus importants pour la formation des nuages en Amazonie.

Un autre facteur a un impact sur l’écosystème amazonien : l’élévation de la température moyenne de la planète prévue par les modèles scientifiques. Le taux de conversion des gaz (émis par la végétation) en particules augmente si la température s’élève. Ceci entrainera donc une hausse de la formation des nuages. Ce qui ne veut pas nécessairement dire plus de pluies, car cela dépend du flux de vapeur d’eau. Mais cela va contribuer à refroidir la Terre, par réflexion, en favorisant le renvoi de la radiation vers l’Espace, ce qui aidera à équilibrer la température en Amazonie.

Les résultats de l’étude, publiés dans la revue Science, seront incorporés aux modèles prévoyant le futur climatique en Amazonie.

oglobo.globo.com

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