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Green et vert

un magma volcanique qui fournira 60% de l’électricité du pays

/ Amérique du sud

Les 91 volcans qui ponctuent la cordillère entre le Guatemala et le Costa Rica offrent un potentiel énergique que les gouvernements d’Amérique Centrale ont décidé de ne plus négliger. Les nouvelles technologies diffèrent de la géothermie classique et promettent un impact environnemental extrêmement faible.


Redoutés pour leurs éruptions dévastatrices, les volcans peuvent néanmoins s’avérer utiles lorsqu’il s’agit de produire de l’énergie verte. La construction de centrales capables d’exploiter la chaleur du magma est complexe et nécessite des investissements importants, mais ces dernières offrent en contrepartie une source d’électricité constante, à la différence des centrales hydroélectriques, dont le rendement peut varier de manière considérable selon les conditions météorologiques.

L’hydroélectricité, première source d’énergie

À l’heure actuelle, l’hydroélectricité constitue la principale source d’énergie en Amérique Centrale, mais les projets de grande envergure sont souvent rejetés par les populations locales, qui refusent d’abandonner leurs terres, noyées lors de la construction des immenses barrages. La fréquence des tempêtes tropicales et des séismes dans la région complique également la maintenance des installations. En outre, les Guatémaltèques gardent en mémoire la construction d’un barrage sur le fleuve Chixoy en 1978, qui s’était soldée par le massacre de centaines de civils de la communauté Maya, opposée au projet.

Le gouvernement a donc décidé de miser sur l’énergie géothermique, grâce à laquelle il envisage de produire 60% de l’électricité du pays d’ici 2022. Pour cela, des baisses de taxes seront consenties sur le matériel destiné à la construction des centrales, et la part d’énergie propre exigée auprès des distributeurs du secteur sera augmentée progressivement.

Une géothermie durable

Autrefois grande consommatrice d’eau, la géothermie actuelle utilise dorénavant des circuits fermés pour produire la vapeur qui entraîne les turbines. La profondeur des puits a également été revue à la baisse, les nouveaux procédés ne nécessitant plus qu’une température voisine de 100°C. Le mélange d’eau et de vapeur est envoyé dans des chambres souterraines remplies de lave en fusion, dont la chaleur permet de faire monter la pression des fluides à l’intérieur des canalisations.

Pour l’instant, le Guatemala ne possède qu’une seule centrale géothermique d’une puissance de 20 mégawatts, mais compte sur un potentiel estimé à 1 000 MW. D’autres pays centraméricains ont commencé à développer cette technologie : le Salvador et le Costa Rica affichent respectivement une capacité installée de 160 et 152 MW, tandis que le Nicaragua génère déjà 66 MW grâce à la géothermie. Tous espèrent ainsi pouvoir réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole et contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

prensalibre.com

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