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Après 30 ans de cotisation, les chômeurs pourraient prendre leur retraite…

Le parlement devra se pencher sur un texte qui prévoit une retraite anticipée pour les personnes sans emploi depuis 12 mois, auxquelles il manque moins de 5 ans pour atteindre l’âge légal de départ. Une mesure qui a déjà fait ses preuves au lendemain de la crise de 2001.


À l’approche de la soixantaine, malgré la reprise économique, il est bien difficile de retrouver du travail après avoir perdu son emploi. Une grande partie des seniors confrontée à ce problème ne bénéficie d’aucunes ressources en attendant l’âge légal de départ à la retraite, fixé en Argentine à 60 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes. Parmi eux, on trouve pourtant un grand nombre de travailleurs ayant dépassé la durée de cotisation obligatoire de 30 années. C’est à eux que s’adresse le projet de loi qui devrait être soumis prochainement au Parlement par des députés de l’opposition. Les candidats à cette retraite anticipée devront justifier d’au moins 12 mois consécutifs sans emploi au moment de leur demande.

Un système similaire avait déjà été mis en place de manière transitoire pour affronter la crise économique et sociale majeure qui a secoué le pays au début du siècle. Il avait permis à un grand nombre de chômeurs de longue durée de bénéficier d’un revenu minimum et d’une sécurité sociale en attendant l’âge légal de départ.

Les bénéficiaires de ce nouveau programme pourraient toucher une pension mensuelle équivalente à 50% du montant qui leur correspondrait si leur âge leur permettait de partir à la retraite, et en aucun cas inférieure à la prestation minimale de 1 046 pesos (200 euros). Cette somme serait indexée sur un indice prenant en compte les salaires moyens et les recettes du système prévisionnel.

Le gouvernement estime toutefois que la bonne santé du marché du travail ne justifie aucune mesure d’urgence et juge la proposition trop coûteuse. L’opposition et la majorité présidentielle s’accordent quand même sur un point : la nécessité d’une restructuration des méthodes de financement des retraites. Le système a connu récemment des ajustements importants, sans que ceux-ci n’aient été soumis à des études préalables permettant de garantir sa pérennité.

En septembre, l’opposition a notamment fait voter par le Parlement un projet de loi qui garantit des pensions de retraite correspondant à 82% du salaire minimum. Un texte qui devra maintenant être approuvé par le Sénat avant d’entrer en vigueur.

lanacion.com.ar

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