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la maladie urbaine, au cœur des discussions quotidiennes, doit être guérie!

/ Asie

Les embouteillages monstres dans la capitale à la veille de la fête nationale ont lancé le débat. Certains veulent déplacer la capitale au centre du pays, d’autres arrêter l’arrivée des campagnards dans les grandes villes. États des lieux et réflexions sur ce casse-tête attendent l’administration au tournant pour rendre les villes habitables!

© Alex Lapuerta Mediavilla

Les derniers jours de septembre ont vu les pires embouteillages de l’histoire de Pékin. La ville était paralysée. Sur Internet, on trouve des témoignages assez hallucinants :

Une demi-heure pour faire 200 mètres.

Pour rentrer du boulot, j’ai passé aujourd’hui plus de 6 heures dans les bouchons.

Les embouteillages ne sont pas le seul symptôme de la ‘maladie urbaine’ qui touche les grandes métropoles chinoises. De plus en plus de citadins se plaignent de la pollution de l’air, de la difficulté de trouver des places de crèches et de celle de se faire soigner. Les queues qui se comptent en demi-journées dans les bons hôpitaux sont effrayantes.

Le problème, c’est qu’on voit mal comment le phénomène s’arrêterait. La cause première de ces désagréments majeurs est à chercher dans l’explosion de la population urbaine. Si la Chine a su éviter l’apparition de bidonvilles de type indien ou brésilien sur son territoire en grande partie grâce à des mesures administratives, rien ne garantit que cela va continuer. Car si la population urbaine est passée de 17,4% en 1978 à 46,6% en 2009, le taux de ruraux reste bien supérieur aux pays développés.

Le Secrétaire général du Centre de recherche sur la réforme administrative, Wang Yukai, a les idées bien claires sur le problème, ses causes et les solutions potentielles.

Les inégalités entre les campagnes et les villes conduisent à une immigration massive vers les villes. Cela tout le monde le sait. Mais ce qu’on voit moins, c’est l’inégalité encore plus criante entre les investissements faits dans les grandes villes et ceux des villes intermédiaires. Cela conduit à une explosion de la population des mégalopoles, alors que les villes intermédiaires ne grossissent pas tant que ça. (…) Pour ne citer que l’exemple de Pékin, les experts estiment que les ressources de la région peuvent assumer une population de 18 millions d’habitants. On est déjà plus de 21 millions dans la capitale.

Mais pourquoi l’administration n’arrive-t-elle pas à gérer ces masses de citadins ?

La question qu’on ne s’est pas assez posée c’est : pour qui les villes sont-elles faites ? Aujourd’hui, tout est fait pour la croissance économique. Le confort de vie n’est absolument pas pris en compte.

Wang Yukai raconte comment il s’est rendu dans une ville intermédiaire du centre de la Chine il y a quelques années. Il a vu une usine polluante verser directement ses déchets dans une rivière. Tous à la mairie étaient au courant. Pourquoi ne faisaient-ils rien ?

Car cette usine était le plus gros contributeurs aux impôts locaux, impossible de lui faire la moindre remarque.

La solution à la maladie urbaine passerait donc par un changement radical de la part de l’administration. Il faudrait noter les officiels selon des critères de qualité de vie et non exclusivement en fonction de leur performance économique. Avec déjà 118 villes de plus d’un million habitants en Chine, il va falloir faire vite !

news.dahe.cn

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