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le roi des animaux d’Amérique est appelé à disparaître

/ Amérique du sud

Autrefois considéré comme un dieu dans de nombreuses cultures sud-américaines, le jaguar souffre aujourd’hui de la disparition de son habitat et de la chasse indiscriminée. L’UICN estime que sa population a été divisée par deux au cours des huit dernières années.

© Ewan Chesser

Sa taille imposante le place en troisième position au classement des plus grands félins, uniquement devancé par le tigre et le lion. Maître incontesté des forêts tropicales du continent américain, ce super-prédateur semble pourtant condamné à l’extinction.

En 2002, il restait moins de 50 000 individus adultes, dont plus de la moitié aurait disparu à l’heure actuelle. Selon le Comité pour la conservation des espèces sylvestres, on ne dénombrait plus que 100 à 150 exemplaires au Mexique en 2006, tandis qu’au Guatemala, les 15 000 kilomètres carrés de la Réserve de biosphère Maya abritaient seulement 250 animaux. Même constat au Costa Rica, où sa population est estimée à 200 individus.

Son territoire s’étendait autrefois du Mexique jusqu’à l’Argentine, couvrant presque tout le continent. Aujourd’hui, le jaguar a disparu du Salvador et de l’Uruguay : seule la jungle amazonienne et certaines zones d’Amérique Centrale lui offrent encore refuge.

Carlos Sandoval, directeur de la réserve argentine Yacutinga Lodge, raconte qu’au XIXe siècle, 2 000 peaux de jaguar quittaient chaque année le port de Buenos Aires en direction de l’Europe. Un commerce qui continue encore de nos jours, malgré son interdiction.

La disparition des proies naturelles du jaguar telles que le tatou, le sanglier ou le lapin l’ont conduit à s’en prendre aux bovins. Des attaques qu’il paie souvent de sa vie : les éleveurs n’hésitent pas à abattre les bêtes qui rôdent autour de leurs troupeaux, même si les spécialistes estiment que les pertes occasionnées par le jaguar sont négligeables.

La déforestation constitue néanmoins la raison principale du déclin de sa population. Les routes et les exploitations agricoles grignotent peu à peu son habitat, et Carlos Sandoval estime qu’il est déjà trop tard pour sauver l’espèce de l’extinction. On ignore encore quelles seraient les conséquences de sa disparition sur les écosystèmes de la région.

Dans quelques années, celui qui fut le chasseur le plus redouté d’Amérique du Sud pourrait bien ne plus exister que dans les légendes.

prensalibre.com

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Derniers commentaires

  1. Le povre .Il faut proteger les animaux.Il estmode de disparicion.Vous avez vu!