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16km, le rayon d’une alimentation 'développement durable'

/ Océanie

Les plus grands chefs sont réunis à Sydney pour célébrer la semaine de la gastronomie, et l’un d’eux a choisi de rappeler qu’on peut s’alimenter écolo dans un rayon de 16km (sans aller au supermarché, bien sûr).

© Claudio Divizia

Le thème principal cette année est la distance parcourue par nos aliments, du producteur au consommateur, avec une distance mondialement recommandée de 160km. Jared Ingersol, propriétaire d’un restaurant réputé, le Danks Street Depot, propose un menu ’10-miles’ (menu 16km).

Jared est un fervent défenseur de la nourriture éthique et croit en la capacité d’une ville comme Sydney à se nourrir intra-muros. Grâce à ses recherches, il réussit son pari quasi-entièrement, ayant même trouvé un producteur d’huile en centre ville grâce au bouche à oreille pendant cette semaine de gastronomie.

Il en profite pour encourager la population de la capitale australienne à se tourner vers les jardins communautaires, de plus en plus nombreux et montre l’exemple sur son menu. En effet, il est inflexible à sa propre règle des 16km et quand, certains soirs, il ne peut pas proposer de viande faute d’approvisionnement local, le menu passe aux fruits de mer. Pour lui, la créativité s’ajoute à la spontanéité pour faire de ce geste utile pour l’environnement un moment ludique pour ses clients.

En mettant en place cette règle, il met aussi en lumière ce que beaucoup ignorent : les chaînes de production sont telles que même la récolte de l’agriculteur voisin peut avoir parcouru des centaines de kilomètres avant d’arriver sur les étalages du supermarché. Sans le savoir, le consommateur renie complètement les efforts faits pour offrir un produit frais et écologique.

Jared espère de tout coeur encourager ces producteurs en montrant qu’il existe un marché avec les entreprises locales et qu’investir dans leur production en vaut la peine. En termes d’alimentation ‘développement durable’, le choix des produits reste l’action qui a le plus grand impact comparé, par exemple,  au fait de faire ses courses en voiture électrique. Enfin, il souhaite donner confiance aux gens en leurs propres ressources : ce coin sombre, toujours humide au fond du jardin, où aucune fleur ne survit, serait parfait pour faire pousser des champignons. Pensons en dehors des sentiers battus, et à moins de 16km !

abc.net.au

Article complémentaire : smh.com.au

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