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Le bio rame pour arriver dans les assiettes

/ Europe

En Finlande aussi, les produits locaux et bio ont le vent en poupe. Mais pourquoi le secteur est-il si peu développé ? Face aux problèmes de quantités et de logistique, les solutions s’esquissent. Coopératives entre les petits exploitants, circuits de distribution spécifiques, ‘maraicho-marketing’… Allons faire un tour au marché.


David contre Goliath : l’industrie agro-alimentaire et les grandes chaines de distribution dominent le marché des produits locaux. Petits producteurs et magasins spécialisés ne représentent que 1% ! Même si, d’après une étude, les produits locaux devraient atteindre 100–200 millions d’euros dans les cinq prochaines années, contre 74 millions d’euros en 2008. Aujourd’hui, ce marché compte pour environ 1% de l’agro-alimentaire, dont la part est de 7,4 milliards d’euros.

Or ce secteur, très prometteur, a des dessous sexy. Des circuits de production aussi courts que possible, une grande qualité et une grande fraîcheur et le souci des questions écologiques et de développement durable. Mais si les produits locaux attirent de nouveaux fournisseurs, ils souffrent d’un approvisionnement irrégulier, en trop petites quantités, ce que regrettent les commerçants.

Exemple, Anne Timonen, qui tient un étalage sur le marché urbain d’Helsinki. Pour elle, le marché sera coopératif ou ne sera pas :

Il y aurait plus de choix si les producteurs s’organisaient en réseaux ; ça leur permettrait de se mettre à plusieurs pour offrir leurs produits. Tout seuls, les petits producteurs n’ont pas la capacité pour répondre à la demande. La qualité reste tout de même la clé de ce marché, grâce, selon elle à des produits nouveaux, qui donneront envie au client, des produits qui ont une âme, une histoire.

Un transporteur, Seulo Palvelut, voudrait relever le défi de la distribution de ces produits et assurer la logistique encore balbutiante des petites livraisons en Finlande. Ambition de la société : couvrir l’ensemble du pays. Parmi ses partenaires, le transporteur compte des magasins de proximité (Suomen Lähikauppa), des AMAP, des producteurs fermiers et des fabricants ruraux.

Mais certaines exploitations jouent sur des canaux de distribution multiples : boutiques en ligne, chaînes de viande bovine organisées par les clients, livraisons de fruits et légumes à domicile. Une ferme de Pernaja, qui produit du bœuf et des légumes bio, fait son chiffre d’affaire entre Espoo et Kotka. Malgré des volumes modestes, l’exploitant s’occupe lui-même du marketing : en ouvrant leurs colis de légumes, les clients découvrent des recettes glissées à leur intention !

Pour les autres producteurs, adhérer à un canal de distribution partageant les mêmes consommateurs  pourrait renforcer la rentabilité de la chaîne logistique. Autre piste : organiser une opération de vente de gros de produits locaux ou de l’intégrer dans l’activité de vente en gros qui existe déjà. Cette idée intéresse un grossiste connu, Heinon Tukku.

Alors patience. Dans quelques années, on devrait manger local partout en Finlande.

yrittajat.fi

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