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Harcèlement des recouvreurs, suicides des emprunteurs : la micro finance doit être régulée

/ Asie

25 suicides dans l’état d’Andhra Pradesh le mois dernier ont été causés par les méthodes brutales de recouvrement des institutions de micro-finance. Avec des taux qui arrivent à 50% dans certains cas, les régulations sont nécessaires. L’Andhra Pradesh a annoncé une ordonnance pour réguler le secteur, et une loi au niveau national devrait suivre.


Le gouvernement de l’Andhra Pradesh a décidé d’agir. Avec une trentaine de suicides récemment causés par les recouvreurs des maisons de micro-finance, il est temps de contrôler leurs actions. Des mesures simples, mais qui manquaient jusqu’à présent, vont être mises en place : inscription obligatoire de toutes les institutions, obligation d’afficher clairement les taux chargés, amendes si des méthodes de harcèlement sont utilisées.

Au niveau national, les réflexions commencent. Si une loi est bien en préparation, il n’est pas prévu d’instaurer une limite sur les taux. Pourtant, avec des taux atteignant parfois 50%, il semblerait opportun de limiter les ambitions des micro-banques. Mais certains acteurs expliquent le niveau des taux de manière convaincante. Dans un article du Hindu Business Line, Udai Kumar, directeur de la banque Share Microfin, révèle ainsi :

On prête à 24% alors qu’on emprunte nous même à 13%. Avec des coûts opérationnels à 9%, ça fait une marge tout à fait raisonnable.

Cependant, sur les 2 500 institutions de micro-finance qui exercent en Inde, certaines doivent avoir moins de scrupules que Share Microfin. Si les 20 institutions importantes que compte le pays sont systématiquement contrôlées par l’administration, les pratiques des 2 480 autres restent une énigme. Les taux moyens pratiqués par ces institutions se situent autour de 28%. Dans l’Andhra Pradesh, il est même question de taux à 50%. Pour une activité présentée comme étant à la frontière du business et de la charité, ce type de taux paraît exagéré.

timesofindia.indiatimes.com

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